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	Commentaires sur : Le monde merveilleux du revenu universel (suite)	</title>
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	<description>Le mordant de l&#039;info locale !</description>
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	<item>
		<title>
		Par : Schnaps		</title>
		<link>https://www.alterpresse68.info/2017/01/08/monde-merveilleux-revenu-universel-suite/#comment-1655</link>

		<dc:creator><![CDATA[Schnaps]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jan 2017 22:13:26 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://lalterprls.cluster011.ovh.net/?p=2756#comment-1655</guid>

					<description><![CDATA[Bonjour,
Pour moi, oui bien sûr, le salariat tel qu’il est, est bien un outil d’aliénation et d’esclavage .... Et tous les Goodyear, les PSA et les Florange se battent bien pour la préservation de leur emploi et en définitive aussi pour &quot;l’aliénation et l’esclavage par le contrat de travail&quot;. Est-ce qu&#039;ils ont tort de se battre pour leur emploi et leur salariat ?

Il est indiscutable aussi que &quot;l’émancipation est une valeur universelle&quot;. Le revenu universel pourrait effectivement être vu comme un outil d&#039;émancipation, mais ne faudrait-il pas carrément abolir le salariat avant ? Juste pour être sûr d&#039;être sur la voie de l&#039;émancipation et pas sur la voie de la régression sociale.

Pour être clair, si c&#039;est un Macron ou un Valls qui nous pond un revenu universel, bonjour le résultat. Tout le monde sera perdant : les inactifs et les salariés. On va te fusionner les aides sociales, les retraites, les assurances maladie avec le fameux (ou bien fumeux ?) revenu universel. Et tant qu&#039;on y est pourquoi ne pas inclure l&#039;éducation dans le revenu universel et que chacun choisisse une école privée et payante ? Est-ce qu&#039;on va vraiment y gagner ?
Le revenu universel par lui-même peut-il améliorer les conditions de travail des salariés qui triment dans des conditions difficiles (santé, éducation dans les quartiers, prisons, paysans, auto-entrepreneurs précaires, ...)  ?
A l&#039;évidence non, le revenu universel n&#039;est pas une solution pour eux.

Et si, pour se battre contre cet &quot;outil d&#039;aliénation&quot; qu&#039;est le salariat, on revenait au principe simple de la réduction du temps de travail ? Passons aux 32 heures, 4 jours par semaine et partageons ce travail avec les chômeurs qui eux voudraient bien aussi bosser. Au moins tout le monde serait aliéné moins longtemps par semaine, cela irait indiscutablement aussi dans le sens de l&#039;émancipation. Cela constituerait une amélioration sensible en attendant de réaliser l&#039;abolition du salariat.
Pourquoi faire compliqué quand on pourrait faire bien plus simple et plus efficace ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,<br />
Pour moi, oui bien sûr, le salariat tel qu’il est, est bien un outil d’aliénation et d’esclavage &#8230;. Et tous les Goodyear, les PSA et les Florange se battent bien pour la préservation de leur emploi et en définitive aussi pour « l’aliénation et l’esclavage par le contrat de travail ». Est-ce qu&rsquo;ils ont tort de se battre pour leur emploi et leur salariat ?</p>
<p>Il est indiscutable aussi que « l’émancipation est une valeur universelle ». Le revenu universel pourrait effectivement être vu comme un outil d&rsquo;émancipation, mais ne faudrait-il pas carrément abolir le salariat avant ? Juste pour être sûr d&rsquo;être sur la voie de l&rsquo;émancipation et pas sur la voie de la régression sociale.</p>
<p>Pour être clair, si c&rsquo;est un Macron ou un Valls qui nous pond un revenu universel, bonjour le résultat. Tout le monde sera perdant : les inactifs et les salariés. On va te fusionner les aides sociales, les retraites, les assurances maladie avec le fameux (ou bien fumeux ?) revenu universel. Et tant qu&rsquo;on y est pourquoi ne pas inclure l&rsquo;éducation dans le revenu universel et que chacun choisisse une école privée et payante ? Est-ce qu&rsquo;on va vraiment y gagner ?<br />
Le revenu universel par lui-même peut-il améliorer les conditions de travail des salariés qui triment dans des conditions difficiles (santé, éducation dans les quartiers, prisons, paysans, auto-entrepreneurs précaires, &#8230;)  ?<br />
A l&rsquo;évidence non, le revenu universel n&rsquo;est pas une solution pour eux.</p>
<p>Et si, pour se battre contre cet « outil d&rsquo;aliénation » qu&rsquo;est le salariat, on revenait au principe simple de la réduction du temps de travail ? Passons aux 32 heures, 4 jours par semaine et partageons ce travail avec les chômeurs qui eux voudraient bien aussi bosser. Au moins tout le monde serait aliéné moins longtemps par semaine, cela irait indiscutablement aussi dans le sens de l&rsquo;émancipation. Cela constituerait une amélioration sensible en attendant de réaliser l&rsquo;abolition du salariat.<br />
Pourquoi faire compliqué quand on pourrait faire bien plus simple et plus efficace ?</p>
]]></content:encoded>
		
			</item>
		<item>
		<title>
		Par : Germain		</title>
		<link>https://www.alterpresse68.info/2017/01/08/monde-merveilleux-revenu-universel-suite/#comment-1651</link>

		<dc:creator><![CDATA[Germain]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Jan 2017 09:44:18 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://lalterprls.cluster011.ovh.net/?p=2756#comment-1651</guid>

					<description><![CDATA[Bonjour,

je n&#039;avais pas pu venir au forum sur le revenu de base et j&#039;étais pourtant très motivée car il y a beaucoup de choses qui me chiffonnent.
D&#039;où vient l&#039;argent? Faut-il donner de l&#039;argent à celles et ceux qui n&#039;en ont pas besoin? Quel impact sur la consommation et au final, sur la pollution de la planète, les deux étant étroitement liés?

Je crois savoir que le travail, c&#039;est la division des tâches avec la spécialisation pour que nous ne soyons pas tou-te-s à faire notre jardin, nos vêtements, l&#039;éducation ou encore le soin aux malades mais qu&#039;au contraire, nous nous consacrions à une tâche complexe et que nous achetions aux autres ce qui nous manque. Certaines personnes ne peuvent pas participer à cette mise en commun de l&#039;effort pour diverses raisons (familiales, de santé, etc) et pour ces personnes, la solidarité doit jouer son rôle. Le revenu de base ne va-t-il pas encore augmenter l&#039;individualisme et la déconnection vis-à-vis du groupe? J&#039;ai l&#039;impression qu&#039;au lieu de défendre la notion de solidarité, qu&#039;on essaye malheureusement de plus en plus de nous faire passer pour de l&#039;assistanat vicieux, on veut régler le problème par l&#039;autonomie de chacun et l&#039;argent, comme si nous étions égaux dans la gestion du budget et de nos vies. La solidarité doit être défendue car elle est vitale pour la cohésion de la société et elle est aussi construite avec des travailleur-se-s sociaux-ales.

La multiplication des machines qui nous simplifient le travail (mais qui polluent beaucoup plus) devrait logiquement amener à une réduction du temps de travail et à une redistribution des richesses. Ce sont deux éléments qu&#039;il faut absolument défendre pour améliorer la vie de celles et ceux qui ont un travail et de celles, de celles et ceux qui en cherchent un et de celles et ceux qui ont besoin de la solidarité pour vivre.

Une autre question qui reste sans réponse, c&#039;est la desserte de services &quot;difficiles&quot;. Dans le milieu hospitalier par exemple, nous sommes tou-te-s d&#039;accord pour dire que les conditions de travail sont inacceptables. Mais le revenu de base ne propose pas de réponse à ça, si ce n&#039;est &quot;le personnel pourra mieux négocier car il y aura une sécurité&quot;. Mais dans les faits, il n&#039;y a pas d&#039;argent. Est-ce que cela ne va pas lancer des procédures de privatisation des hôpitaux? Je ne vois pas de solution sereine pour la société, avec ou sans revenu de base cela dit...

Enfin, le revenu de base m&#039;apparaît toujours très égocentré.  Quid de la consommation de produits issus de l&#039;exploitation? Est-ce que le but, c&#039;est qu&#039;on puisse toutes et tous s&#039;acheter un t-shirt sympa chez H&#038;M et des meubles stylés à Ikéa? Si la publicité continue à tourner à plein régime, c&#039;est pourtant ce qui va se passer et pour notre bien-être, on continue à écraser les autres.
Quid de la dette de notre pays envers les pays que nous avons exploité et exploitons encore, en Afrique notamment? Bref, la question de l&#039;argent ne doit pas être éludée sinon, l&#039;idée d&#039;un revenu de base restera un voeu pieux, ou pire.

Mais j&#039;ai sans doute mal compris les enjeux car un ami me disait qu&#039;il s&#039;agissait en quelque sorte d&#039;un RSA revalorisé et plus facile d&#039;accès, ce avec quoi je suis on ne peut plus d&#039;accord. Rajoutons la mise en valeur de la solidarité, la juste redistribution des richesses et la réduction du temps de travail, la suppression de la pub et on pourra avancer. Si c&#039;est le cas, ce commentaire n&#039;a servi à rien qu&#039;à lancer la réflexion sur d&#039;autres pistes, veillez alors à m&#039;excuser.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour,</p>
<p>je n&rsquo;avais pas pu venir au forum sur le revenu de base et j&rsquo;étais pourtant très motivée car il y a beaucoup de choses qui me chiffonnent.<br />
D&rsquo;où vient l&rsquo;argent? Faut-il donner de l&rsquo;argent à celles et ceux qui n&rsquo;en ont pas besoin? Quel impact sur la consommation et au final, sur la pollution de la planète, les deux étant étroitement liés?</p>
<p>Je crois savoir que le travail, c&rsquo;est la division des tâches avec la spécialisation pour que nous ne soyons pas tou-te-s à faire notre jardin, nos vêtements, l&rsquo;éducation ou encore le soin aux malades mais qu&rsquo;au contraire, nous nous consacrions à une tâche complexe et que nous achetions aux autres ce qui nous manque. Certaines personnes ne peuvent pas participer à cette mise en commun de l&rsquo;effort pour diverses raisons (familiales, de santé, etc) et pour ces personnes, la solidarité doit jouer son rôle. Le revenu de base ne va-t-il pas encore augmenter l&rsquo;individualisme et la déconnection vis-à-vis du groupe? J&rsquo;ai l&rsquo;impression qu&rsquo;au lieu de défendre la notion de solidarité, qu&rsquo;on essaye malheureusement de plus en plus de nous faire passer pour de l&rsquo;assistanat vicieux, on veut régler le problème par l&rsquo;autonomie de chacun et l&rsquo;argent, comme si nous étions égaux dans la gestion du budget et de nos vies. La solidarité doit être défendue car elle est vitale pour la cohésion de la société et elle est aussi construite avec des travailleur-se-s sociaux-ales.</p>
<p>La multiplication des machines qui nous simplifient le travail (mais qui polluent beaucoup plus) devrait logiquement amener à une réduction du temps de travail et à une redistribution des richesses. Ce sont deux éléments qu&rsquo;il faut absolument défendre pour améliorer la vie de celles et ceux qui ont un travail et de celles, de celles et ceux qui en cherchent un et de celles et ceux qui ont besoin de la solidarité pour vivre.</p>
<p>Une autre question qui reste sans réponse, c&rsquo;est la desserte de services « difficiles ». Dans le milieu hospitalier par exemple, nous sommes tou-te-s d&rsquo;accord pour dire que les conditions de travail sont inacceptables. Mais le revenu de base ne propose pas de réponse à ça, si ce n&rsquo;est « le personnel pourra mieux négocier car il y aura une sécurité ». Mais dans les faits, il n&rsquo;y a pas d&rsquo;argent. Est-ce que cela ne va pas lancer des procédures de privatisation des hôpitaux? Je ne vois pas de solution sereine pour la société, avec ou sans revenu de base cela dit&#8230;</p>
<p>Enfin, le revenu de base m&rsquo;apparaît toujours très égocentré.  Quid de la consommation de produits issus de l&rsquo;exploitation? Est-ce que le but, c&rsquo;est qu&rsquo;on puisse toutes et tous s&rsquo;acheter un t-shirt sympa chez H&amp;M et des meubles stylés à Ikéa? Si la publicité continue à tourner à plein régime, c&rsquo;est pourtant ce qui va se passer et pour notre bien-être, on continue à écraser les autres.<br />
Quid de la dette de notre pays envers les pays que nous avons exploité et exploitons encore, en Afrique notamment? Bref, la question de l&rsquo;argent ne doit pas être éludée sinon, l&rsquo;idée d&rsquo;un revenu de base restera un voeu pieux, ou pire.</p>
<p>Mais j&rsquo;ai sans doute mal compris les enjeux car un ami me disait qu&rsquo;il s&rsquo;agissait en quelque sorte d&rsquo;un RSA revalorisé et plus facile d&rsquo;accès, ce avec quoi je suis on ne peut plus d&rsquo;accord. Rajoutons la mise en valeur de la solidarité, la juste redistribution des richesses et la réduction du temps de travail, la suppression de la pub et on pourra avancer. Si c&rsquo;est le cas, ce commentaire n&rsquo;a servi à rien qu&rsquo;à lancer la réflexion sur d&rsquo;autres pistes, veillez alors à m&rsquo;excuser.</p>
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