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	Commentaires sur : « L’alsacien n’existe pas » : wàs isch los ? (qu’en est-il ?)	</title>
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	<description>Le mordant de l&#039;info locale !</description>
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		<title>
		Par : NJM		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[NJM]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 May 2021 06:42:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[UNE LANGUE N&#039;EST PAS SEULEMENT LE RÉSULTAT D&#039;UNE SOCIOLINGUISTIQUE, ELLE EST AUSSI LE RÉSULTAT D&#039;UNE HISTOIRE ET D&#039;UNE CULTURE.  

On peut rejoindre l&#039;auteure de cet article concernant aujourd&#039;hui l&#039;enseignement de la DIALEKTSPRACHE.  Plusieurs choses sont néanmoins plus que  regrettables.

1) La diglossie (STANDARDSPRACHE, comme langue standard historique et écrite porteuse d&#039;ouverture de la DIALEKTSPRACHE langue d&#039;enracinement et non exclusive) est une normalité dans l&#039;espace germanophone fait de diglossie et de pluralité toute fédérale. En ce sens, en rester seulement au constat d&#039;une Dialektsprache qui recule c&#039;est rejoindre les approches manichéennes et jacobines qui régulièrement dans l&#039;histoire de l&#039;Alsace ont instrumentalisé la Dialektsprache contre la Standardsprache, &quot;langue traditionnelle de l&#039;ennemi&quot;.

2) Nier ou même amoindrir la Standardsprache, c&#039;est couper les Alsaciens de pans entiers de la langue, de la littérature et de l&#039;histoire auxquels ils ont droit. En ce sens, le développement de l&#039;enseignement de la Standardsprache n&#039;a toujours été qu&#039;une étape, à un moment où imposer l&#039;enseignement bilingue dans l&#039;éducation nationale, relevait autant d&#039;un acte militant que professionnel. Dès le départ, l&#039;enseignement de la de la Standardsprache et de la Dialektsprache faisait partie des objectifs du précurseur pédagogique ABCM. Aujourd&#039;hui, le temps de la Dialektsprache semble être arrivé, mais cela n&#039;enlève rien à la poursuite de la Standardsprache, élément de renouvellement de la Dialektsprache. Tout enseignement qui ne tiendrait pas compte de cette diglossie naturelle de notre langue d&#039;Alsace, serait un retour nocif, au moins 30 ans en arrière pour notre langue.  

3) Le rôle de L’Education nationale n&#039;est pas seulement de suivre les évolutions sociolinguistiques. Elle a aussi comme fonction de stimuler nos jeunes à donner du sens à une langue, notamment notre langue d&#039;Alsace en utilisant tout son potentiel pour ce qui sera leur préoccupation majeure : une orientation culturelle et sociétale ouvertes, mais aussi une orientation soucieuse de formation et d&#039;orientation bilingues dans les CSP moyens (du CAP au bac+2) du Rhin supérieur.  La Standardsprache y est aussi appelée à juste titre, comme dans le modèle suisse, Schriftsprache. En ce sens, la langue de formation (Amtsprache) est incontestablement la Standardsprache historique; l&#039;Orthal n&#039;étant qu&#039;un bon outil récent de réappropriation de la Dialektsprache qui d&#039;ailleurs n&#039;exclue pas la Standardsprache. Lorsque notre immense majorité de jeunes aura compris que notre langue est porteuse d&#039;avenir (autant la Dialektsprache pour l&#039; &quot;être ensemble&quot; que la Standardsprache pour l&#039; &quot;évoluer ensemble&quot;), la langue d&#039;Alsace se sauvera d&#039;elle-même (en tout cas, pas en suivant les errements identitaires de nos &quot;amis&quot; du CCA et de l&#039;Olca, beaucoup moins consensuels vis à vis du monde associatif que notre auteure voudrait le laisser croire.

4) La langue d&#039;Alsace est riche de sa Dialektsprache et de sa Standardsprache historique. Comprenons-nous bien que l&#039;enseignement primaire est très important, ne serait-ce que pour sa précocité, qu&#039;elle soit paritaire ou immersive. Le bilinguisme ne peut néanmoins se réfléchir qu&#039;en terme de globalité et de curriculum scolaire, au minimum avec l&#039;enseignement secondaire. Le bilinguisme de ce dernier n&#039;est plus seulement un apprentissage de la langue, mais un croisement entre des compétences linguistiques et des compétences disciplinaires et professionnelles. En ce sens, la Standardsprache de notre langue d&#039;Alsace a sa pleine place. Je ne ferai pas à l&#039;auteure de cet article l&#039;insulte de ne pas le savoir. Elle semble pourtant bien oublier que c&#039;est la fracture institutionnelle de notre langue qui aujourd&#039;hui empêche la Dialektsprache d&#039;évoluer et contribue à la mauvaise compréhension de la Standardsprache.

Als Fazit... Ich bin ein Muttersprachler in der Dialektsprache. Dadurch verstehe ich mich auch als Muttersprachler der Standardsprache, obwohl die französischen &quot;Gutdenkenden&quot; (und manchmal auch die &quot;klugen passiven Dialektsprechern&quot;) mir oft meine deutsche Muttersprachlichkeit in meinem Berufsleben regelmässig streitig gemacht haben. Beim folgendem Text soll verstanden werden, daß die Dialektsprache der Ausdruck einer elsässischen Seele ist, die aber die volle Legitimität der Standardsprache in der elsässischen Kultur anerkannt.

WIEGELÀND 

Min Lànd het zwei Fàrwe
De Eind heïsst Dialektsproch
Sie gàbt Seel ùn Verwùrzelüng minerer Sproch
De Àndere heisst ditsch Schreftsproch
Sie gàbt Effnùng ùn Geischt minerer Sproch
Ùn trozdem weiss min Lànd nix met ànzefànge  

Min Lànd het zwei Nàrwe
Emol werd eini Fàrb geïje d&#039;Ànder benùtz
Wàs kànn ich met de Dialektsproch ànfànge, wenn&#039;se kenn Effnùng ùn Geischt het ?
Wàs kànn ich met de ditsch Schreftsproch ànfànge, wenn&#039;se kenn Seel ùn Verwùrzelùng het ? 

Min Lànd het vieli Seele
De vòn geschter ùn de vòn hit
De vòn de Làscht ùn de vòn de Lùscht
De vùn dere Wiege zwesche Sproch ùn Sproch, 
vòn gesprocheni Kùltùr ùn vòn geschrieweni Kùltùr

Copyright JMN

PS. Je crois que le site THECONVERSION (Nancy et tout son &quot;antibochisme&quot; de l&#039;après 1871) fait certainement partie des pires bêtises écrites sur l&#039;Alsace-Moselle et tout cela dans la &quot;meilleure&quot; tradition, comme poste avancé de la France franco-française contre toute idée de langue et de culture germaniques en Alsace-Moselle. Est-ce une référence pour une universitaire ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>UNE LANGUE N&rsquo;EST PAS SEULEMENT LE RÉSULTAT D&rsquo;UNE SOCIOLINGUISTIQUE, ELLE EST AUSSI LE RÉSULTAT D&rsquo;UNE HISTOIRE ET D&rsquo;UNE CULTURE.  </p>
<p>On peut rejoindre l&rsquo;auteure de cet article concernant aujourd&rsquo;hui l&rsquo;enseignement de la DIALEKTSPRACHE.  Plusieurs choses sont néanmoins plus que  regrettables.</p>
<p>1) La diglossie (STANDARDSPRACHE, comme langue standard historique et écrite porteuse d&rsquo;ouverture de la DIALEKTSPRACHE langue d&rsquo;enracinement et non exclusive) est une normalité dans l&rsquo;espace germanophone fait de diglossie et de pluralité toute fédérale. En ce sens, en rester seulement au constat d&rsquo;une Dialektsprache qui recule c&rsquo;est rejoindre les approches manichéennes et jacobines qui régulièrement dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;Alsace ont instrumentalisé la Dialektsprache contre la Standardsprache, « langue traditionnelle de l&rsquo;ennemi ».</p>
<p>2) Nier ou même amoindrir la Standardsprache, c&rsquo;est couper les Alsaciens de pans entiers de la langue, de la littérature et de l&rsquo;histoire auxquels ils ont droit. En ce sens, le développement de l&rsquo;enseignement de la Standardsprache n&rsquo;a toujours été qu&rsquo;une étape, à un moment où imposer l&rsquo;enseignement bilingue dans l&rsquo;éducation nationale, relevait autant d&rsquo;un acte militant que professionnel. Dès le départ, l&rsquo;enseignement de la de la Standardsprache et de la Dialektsprache faisait partie des objectifs du précurseur pédagogique ABCM. Aujourd&rsquo;hui, le temps de la Dialektsprache semble être arrivé, mais cela n&rsquo;enlève rien à la poursuite de la Standardsprache, élément de renouvellement de la Dialektsprache. Tout enseignement qui ne tiendrait pas compte de cette diglossie naturelle de notre langue d&rsquo;Alsace, serait un retour nocif, au moins 30 ans en arrière pour notre langue.  </p>
<p>3) Le rôle de L’Education nationale n&rsquo;est pas seulement de suivre les évolutions sociolinguistiques. Elle a aussi comme fonction de stimuler nos jeunes à donner du sens à une langue, notamment notre langue d&rsquo;Alsace en utilisant tout son potentiel pour ce qui sera leur préoccupation majeure : une orientation culturelle et sociétale ouvertes, mais aussi une orientation soucieuse de formation et d&rsquo;orientation bilingues dans les CSP moyens (du CAP au bac+2) du Rhin supérieur.  La Standardsprache y est aussi appelée à juste titre, comme dans le modèle suisse, Schriftsprache. En ce sens, la langue de formation (Amtsprache) est incontestablement la Standardsprache historique; l&rsquo;Orthal n&rsquo;étant qu&rsquo;un bon outil récent de réappropriation de la Dialektsprache qui d&rsquo;ailleurs n&rsquo;exclue pas la Standardsprache. Lorsque notre immense majorité de jeunes aura compris que notre langue est porteuse d&rsquo;avenir (autant la Dialektsprache pour l&rsquo; « être ensemble » que la Standardsprache pour l&rsquo; « évoluer ensemble »), la langue d&rsquo;Alsace se sauvera d&rsquo;elle-même (en tout cas, pas en suivant les errements identitaires de nos « amis » du CCA et de l&rsquo;Olca, beaucoup moins consensuels vis à vis du monde associatif que notre auteure voudrait le laisser croire.</p>
<p>4) La langue d&rsquo;Alsace est riche de sa Dialektsprache et de sa Standardsprache historique. Comprenons-nous bien que l&rsquo;enseignement primaire est très important, ne serait-ce que pour sa précocité, qu&rsquo;elle soit paritaire ou immersive. Le bilinguisme ne peut néanmoins se réfléchir qu&rsquo;en terme de globalité et de curriculum scolaire, au minimum avec l&rsquo;enseignement secondaire. Le bilinguisme de ce dernier n&rsquo;est plus seulement un apprentissage de la langue, mais un croisement entre des compétences linguistiques et des compétences disciplinaires et professionnelles. En ce sens, la Standardsprache de notre langue d&rsquo;Alsace a sa pleine place. Je ne ferai pas à l&rsquo;auteure de cet article l&rsquo;insulte de ne pas le savoir. Elle semble pourtant bien oublier que c&rsquo;est la fracture institutionnelle de notre langue qui aujourd&rsquo;hui empêche la Dialektsprache d&rsquo;évoluer et contribue à la mauvaise compréhension de la Standardsprache.</p>
<p>Als Fazit&#8230; Ich bin ein Muttersprachler in der Dialektsprache. Dadurch verstehe ich mich auch als Muttersprachler der Standardsprache, obwohl die französischen « Gutdenkenden » (und manchmal auch die « klugen passiven Dialektsprechern ») mir oft meine deutsche Muttersprachlichkeit in meinem Berufsleben regelmässig streitig gemacht haben. Beim folgendem Text soll verstanden werden, daß die Dialektsprache der Ausdruck einer elsässischen Seele ist, die aber die volle Legitimität der Standardsprache in der elsässischen Kultur anerkannt.</p>
<p>WIEGELÀND </p>
<p>Min Lànd het zwei Fàrwe<br />
De Eind heïsst Dialektsproch<br />
Sie gàbt Seel ùn Verwùrzelüng minerer Sproch<br />
De Àndere heisst ditsch Schreftsproch<br />
Sie gàbt Effnùng ùn Geischt minerer Sproch<br />
Ùn trozdem weiss min Lànd nix met ànzefànge  </p>
<p>Min Lànd het zwei Nàrwe<br />
Emol werd eini Fàrb geïje d&rsquo;Ànder benùtz<br />
Wàs kànn ich met de Dialektsproch ànfànge, wenn&rsquo;se kenn Effnùng ùn Geischt het ?<br />
Wàs kànn ich met de ditsch Schreftsproch ànfànge, wenn&rsquo;se kenn Seel ùn Verwùrzelùng het ? </p>
<p>Min Lànd het vieli Seele<br />
De vòn geschter ùn de vòn hit<br />
De vòn de Làscht ùn de vòn de Lùscht<br />
De vùn dere Wiege zwesche Sproch ùn Sproch,<br />
vòn gesprocheni Kùltùr ùn vòn geschrieweni Kùltùr</p>
<p>Copyright JMN</p>
<p>PS. Je crois que le site THECONVERSION (Nancy et tout son « antibochisme » de l&rsquo;après 1871) fait certainement partie des pires bêtises écrites sur l&rsquo;Alsace-Moselle et tout cela dans la « meilleure » tradition, comme poste avancé de la France franco-française contre toute idée de langue et de culture germaniques en Alsace-Moselle. Est-ce une référence pour une universitaire ?</p>
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		Par : Anonyme		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anonyme]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 23 May 2021 18:32:22 +0000</pubDate>
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		Par : Anonyme		</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Anonyme]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 May 2021 19:34:22 +0000</pubDate>
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