Crédit photo : Martin Wilhelm
Une cinquantaine de personnes se sont rassemblés samedi place des Victoires, à l’appel du collectif « Uni-es contre l’immigration jetable », dont fait notamment partie la Ligue des droits de l’Homme et ATTAC, afin de fustiger à nouveau le projet de loi « Asile et immigration » du gouvernement.
Un projet que la Cimade a étudié en détail.
Coup du sort pour le gouvernement, la réforme retraite est venu perturber le nouvel ajout d’une pierre à l’édifice de haine et de défiance à l’égard des personnes étrangères.
De sorte qu’il ne pourra probablement pas être adopté avant l’été, dans une situation politique instable et socialement inflammable.
Gérard Moine, président de la section mulhousienne de la Ligue des droits de l’Homme, qui y a notamment pris la parole, a invité les personnes présents à ne pas baisser la garde, car le projet de loi n’est pas abandonné pour autant.
Il a également été question de l’opération « wuambushu » (« reprise ») mise en oeuvre sur l’île de Mayotte par le ministre de l’Intérieur Gérard Darmanin, visant à détruire des bidonvilles de Mamoudzou (chef-lieu départemental), et à faciliter l’expulsion des comoriens non-français présents en situation irrégulière sur le territoire mahorais.
Une opération dénoncée comme « brutale », « anti-pauvres » et violant les droits des migrants, par de nombreuses associations, et pourtant soutenue semble-t-il pas une majorité de mahorais, en raison du phénomène d’insécurité attribué à la présence des réfugiés comoriens.
Sur les 350 000 habitants estimés de Mayotte, la moitié ne possède pas la nationalité française.
L’opération de destruction se déroule par ailleurs dans une grande confusion, puisque la justice administrative a suspendu la démolition d’un bidonville et les expulsions sont pour le moment entravées. Cela est notamment lié au fait que les autorités comoriennes refusent la réadmission de leurs compatriotes.












