Crédit photos : Martin Wilhelm
Quelques dizaines de manifestants et syndicalistes se sont réunis ce jeudi à 14 heures devant le square de la Bourse dans le cadre d’un mouvement national en défense de l’emploi et de l’industrie, initié par la CGT, la FSU et Solidaires, auquel s’est associé localement le PCF. Le gros des troupes s’est donné rendez-vous à Strasbourg.
Le syndicat a recensé près de 300 plans sociaux en préparation, et 300 000 emplois menacés ou supprimés.
Au total, plus de 120 rassemblements et manifestations se sont constitués à ce sujet ce jeudi, dans toute la France. Cheminots, fonctionnaires, et salariés de l’industrie sont directement ou indirectement concernés au premier chef.
Fermetures d’usines, suppressions massives d’emplois, délocalisations… La CGT dénonce la financiarisation de l’industrie, l’absence de stratégie industrielle et appelait à une mobilisation nationale ce 12 décembre pour défendre l’emploi et les savoir-faire.
Les grands groupes, malgré des profits colossaux, délocalisent ou abandonnent des sous-traitants essentiels pour leur chaîne de
production. Dans l’industrie chimique, des fermetures d’usines emblématiques sont annoncées. Le modèle économique semble à bout de souffle…
L’industrie française est rongée par une logique financière court-termiste. Certains groupes affichent des marges records, parfois
supérieures à 20 % tout en organisant la casse industrielle et en bénéficiant d’aides publiques. Les actionnaires imposent leurs exigences au détriment des salarié·es, des territoires et de l’environnement. Le tout, conjugué à une absence de politique industrielle.















