Crédit photos : Martin Wilhelm
L’association culturelle kurde pour la défense du Rojava organisait un rassemblement ce mercredi 11 décembre à partir de 18 heures devant la Porte Jeune de Mulhouse, en lien avec le mouvement des femmes kurdes en France (TJK.F).
Un peu plus d’une cinquantaine de personnes ont répondu à l’appel des organisateurs.
Pour les manifestant-e-s, outre le fait de se féliciter de la chute du régime de Bachar el-Hassad en Syrie, il s’agissait également d’y dénoncer l’expansionnisme du régime turc d’Erdogan, conspué par des slogans hostiles lors du rassemblement, et les crimes de guerre dont son régime serait responsable dans les territoires kurdes, avec l’appui de djihadistes stipendiés par le leader ottoman.
Ce faisant, la nouvelle du rassemblement est manifestement parvenue jusqu’aux oreilles de nationalistes turcs pro-erdogan, dont on sait qu’ils sont présents dans le secteur mulhousien.
Une poignée parmi eux est donc venue dans l’objectif de provoquer les manifestants kurdes. Des témoins apercevant notamment des armes blanches entre les mains des défenseurs du régime turc.
La police s’est alors interposée afin de disperser l’attroupement à coup de gaz fumigènes.
Le Rojava est constitué depuis 2013 par des populations kurdes, arabes, assyriennes et issues d’autres minorités, qui ont formé en territoire syrien un gouvernement autoproclamé. Deux millions de Kurdes y vivent actuellement.
La Turquie est impliquée directement dans le conflit territorial. En mars 2018, à la suite de la bataille d’Afrine, l’enclave kurde passe ainsi aux mains de la Turquie et des forces rebelles syriennes de l’ANS. L’enclave fait l’objet d’une seconde attaque à l’issue de l’opération turque « source de paix« …

























