Tout comme le jeu­di 10 octobre der­nier, une cen­taine de mani­fes­tants kurdes s’est ras­sem­blée le mer­cre­di 16 octobre vers 18 h, devant l’entrée du centre com­mer­cial Porte Jeune, à l’appel notam­ment de l’Union révo­lu­tion­naire des peuples, du mou­ve­ment des femmes kurdes et du Conseil démo­cra­tique kurde de France.

Diverses pan­cartes: « Erdo­gan assas­sin » ou « Erdo­gan = Daesh » dénon­çaient l’in­va­sion du nord-est de la Syrie par l’ar­mée de Recep Erdo­gan, et appe­laient la France et l’Oc­ci­dent à réagir. 

Quelques sou­tiens à Erdo­gan, munis de dra­peaux turcs, vinrent pro­vo­quer un mou­ve­ment de foule, cir­cons­crit de la plus gros­sière des manières par les uni­tés de police, les­quelles dis­po­saient de bombes lacry­mo­gènes qu’elles pré­ci­pi­tèrent à jets mul­tiples au niveau de la sta­tion de tram, arro­sant de manière indis­cri­mi­née des gaz irri­tants et toxiques dans tout le sec­teur, notam­ment auprès des pas­sants et usa­gers des trans­ports publics. 

Un des voci­fé­ra­teurs pro Erdogan

Nadia El Haj­ja­ji de Génération(s), a fait part du sou­tien de son par­ti ain­si que celui de diverses orga­ni­sa­tions poli­tiques et asso­cia­tives unies au sein du comi­té mul­hou­sien pour la défense du Roja­va. D’autres prises de paroles sui­virent, éma­nant notam­ment du mou­ve­ment des femmes kurdes.

Le Roja­va (ou Kur­dis­tan syrien) situé dans le nord-est de la Syrie, est une région auto­nome pro­cla­mée en 2016 par les Kurdes de Syrie comme une enti­té « fédé­rale démo­cra­tique » ins­pi­ré du confé­dé­ra­lisme démo­cra­tique théo­ri­sé par le PKK, par­ti des tra­vailleurs du Kur­dis­tan, consi­dé­ré comme ter­ro­riste par le gou­ver­ne­ment turc. 

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