Nous infor­mions le 13 aout der­nier de l’ac­ci­dent du tra­vail de Mou­rad Bou­hi­che­cha, livreur à vélo pour la pla­te­forme Deli­ve­roo, dans une rue du quar­tier Reb­berg à Mulhouse. 

Nous appre­nons ce jour son décès. Gra­ve­ment tou­ché et vic­time d’un trau­ma­tisme crâ­nien, il avait été trans­por­té en urgence à l’hôpital Émile Mul­ler de Mul­house, puis dans un ser­vice de réani­ma­tion de l’hôpital Pas­teur à Col­mar, enfin à nou­veau trans­fé­ré vers le GHRMSA de Mulhouse. 

Enfin, il a été convoyé jus­qu’au Centre de réadap­ta­tion de Mul­house, rue Albert-Camus, faut de place en réani­ma­tion pour cause de COVID19, où il est mort 5 jours plus tard, alors qu’il était sor­ti du coma. 

Intu­bé, para­ly­sé des membres infé­rieurs et supé­rieurs, il aurait contrac­té une infec­tion pul­mo­naire qui aurait retar­dé le moment où il aurait pu être dis­pen­sé du res­pi­ra­teur qui lui per­met­tait de pal­lier son inca­pa­ci­té respiratoire. 

Mou­rad était éga­le­ment un mili­tant actif du mou­ve­ment social. 

Les livreurs des pla­te­formes de livrai­son de repas ont un simple sta­tut d’auto-entrepreneur. Beau­coup d’entre eux tra­vaillent pour plu­sieurs pla­te­formes, sans droits au chô­mage ou aux congés payés, sou­vent sans comp­ter leurs heures. 

Le jour­nal L’Al­sace consa­crait le 3 mars der­nier un article sur les pro­messes non tenues par Deli­ve­roo auprès de la famille de Mou­rad. Un autre article rela­tif à son décès a été publié le 19 mars dans le même quotidien. 

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