Le collectif « Mulhouse Accuse », constitué contre la « falsification de l’Histoire » mise en oeuvre par Eric Zemmour, candidat à la Présidentielle de 2022, particulièrement à l’endroit du Capitaine Dreyfus, organisait le 23 mai une soirée débat intitulée « Les inégalités destructives de la République ».
L’historienne Marie-Claire Vitoux y traitait du triptyque républicain « liberté, égalité, fraternité », et notamment de ce que l’égalité fut inscrite dans le droit en 1789, puis réclamée par des conjurés de « la parfaite égalité » et du « bonheur commun », sous la férule de Gracchus Babeuf, quelques années plus tard.
Si les inégalités n’ont jamais disparu, en dépit des tentatives égalitaristes à caractère révolutionnaire lors de ce 18ème siècle, elles se sont accrues dramatiquement, au point de menacer les équilibres démocratiques, de fomenter des régimes politiques (dits « illibéraux ») qui nourrissent un vif scepticisme à l’endroit de cette forme d’organisation politique, y compris au sein de l’Union Européenne.
A la faveur des coups de boutoir menés par l’extrême-droite dans le champ politique, la question sociale est désormais l’objet d’une ethnicisation forcenée dans le discours politique national.
Marie-Claire Vitoux l’affirme sans ambages : « Il faut assurer la repolitisation de la question sociale ». Le système capitaliste étant le principal vecteur d’inégalités, raison pour laquelle l’État doit renouer avec une fonction planificatrice et redistributive.
Raymond Kohler, directeur de l’association Accès68, est intervenu sur le thème : « Comment être citoyen quand on est dans la survie permanente ? ».
Au cours de cette soirée, le collectif a également présenté une cartographie analysant la typologie des votes à Mulhouse.
Participaient également à cette soirée Pierre Freyburger, ancien 1er adjoint au maire, et Gérard Moine, président de la Ligue des droits de l’Homme Mulhouse.
Notre preneur de son a pu enregistrer l’essentiel de la soirée, à l’exception toutefois des premières minutes, notamment du petit film documentaire d’une durée de 7 minutes, centré sur le sort d’une allocataire du RSA. Le rendu audio y est en effet pénible, car chuintant et emprunt de réverbérations.
Ci-dessous l’enregistrement de l’essentiel de la soirée :
A NOTER : Mme Vitoux a illustré son propos par quelques cartes géopolitiques. Elles sont reproduites après la galerie photo de Martin Wilhelm. Nous allons leur consacrer d’ici un ou deux jours un article en particulier.























