Crédit photos : Martin Wilhelm

Même la vie politique locale n’est de loin pas un long fleuve tranquille. Loïc Minéry, en possède une conscience amère. Lui qui dut mettre un terme au conflit de valeurs auquel il était soumis, entre insuffisance de la prise en compte des problématiques écologistes, et cécité manifeste sur de nombreux sujets structurants, de la part de l’exécutif communautaire.

Un exécutif auquel il a été intégré presque incidemment, après s’être porté candidat pour la dernière vice-présidence, contre Lara Milion (macroniste et dissidente de la majorité municipale), et auquel il fut intégré avec le soutien de cette majorité de droite, désireuse de contrer une opposante dont elle partage l’essentiel des vues.

Par souci de « mise en cohérence personnelle », et accessoirement pour se positionner en vue de la prochaine élection municipale, il s’est ainsi résolu à quitter l’attelage centro-macronisant, qui pilote politiquement l’agglomération.

Dans notre podcast, il évoque avec Michel Muller les motifs de sa résolution à quitter son poste, notamment certains sujets sur lesquels il était plus que difficile d’avancer selon lui.

La rupture étant définitivement consommée avec le volte face de Fabian Jordan, président de M2A, sur le dossier Stocamine. Celui-ci, comme la plupart des élus de droite, estimant que l’enfouissement définitif est souhaitable, mais que la réversibilité reste possible, grâce à de futures technologies non encore existantes…

Une hypocrisie qui ne peut que renvoyer au projet Stocamine originel, dans lequel la réversibilité était pourtant inscrite dans « le marbre » des conventions, un terme qu’évoque, aujourd’hui encore, Fabian Jordan…

De là à penser que celui-là, comme d’autres élus alsaciens, eussent pu obtenir quelque contrepartie personnelle à leur infléchissement, de la part du ministre auprès duquel ils se sont récemment rendus, il n’y a qu’un pas… que l’on se permettra de franchir !

Prise de son et mixage : Max-Emilien Silva