Crédit photo : Martin Wilhelm
Bertrand Pauvert (conseiller municipal de Mulhouse apparenté « Renaissance » et ex-RN), a été « révoqué de ses fonctions d’enseignant-chercheur » de l’Université de haute Alsace. La commission disciplinaire délocalisée à l’Institut universitaire de technologie de Belfort-Montbéliard en a conclut ainsi.
L’enseignant en droit ne pourra plus exercer sur l’un ou l’autre campus de Mulhouse ou Colmar.
La commission incrimine à ce titre ses « propos, insinuations et vexations publiques à connotation sexuelle ». Celui-ci ne semble pas disposer à renoncer et aller exercer ailleurs, puisqu’il compte « faire appel et demander sursis à exécution ». Dénonçant « une décision cousue de fil blanc » dans les colonnes de L’Alsace.
L’individu a précédemment été condamné en 2022 pour des faits de harcèlement sexuel, et une interdiction d’enseigner pendant 3 ans, (peine réduite à 1 an après appel).
Son possible retour dans ses fonctions à la rentrée universitaire 2023 a déclenché un tollé parmi les étudiants ainsi que nombre de ses collègues.
Le syndicat CSTE avait été en pointe dans l’opposition menée à son retour, y voyant un « véritable affront aux victimes, un non-respect de leur
parole, et un échec à les protéger et à protéger les potentielles prochaines« .
Pour la structure étudiante, « Cette décision de la commission disciplinaire va dans le sens de la prise en compte de la parole des victimes. C’était la seule décision juste à prendre ».
Et de rappeler la mobilisation des étudiant-e-s, qui s’était traduite par un blocus du campus Fonderie, dont nous avons rendu compte, ainsi que la pétition lancée contre le retour de l’enseignant, qui a recueilli plus de 2850 signatures.
Le premier syndicat étudiant mulhousien réaffirme sa volonté d’être « acteurs et actrices sur nos lieux d’études, que nous pouvons et devons construire une université solidaire, inclusive, safe, sans harceleur ni agresseur. »
Prévenant que « s’il faut se réjouir de cette décision, la lutte doit continuer pour que les victimes soient entendues, crues, protégées à l’Université et ailleurs, et que cesse l’omerta« .
Et rappelant que : « la lutte contre les violences sexistes et sexuelles n’est pas une lutte accessoire mais une lutte au quotidien, longue et qui mérite des moyens concrets et sérieux pour protéger les étudiant.es, professeur.es et membres du personnel.les étudiant.es, professeur.es et membres du personnel« .













