A défaut de boire la ciguë, la famille Horter continue de boire la tasse à pleines gorgées. Une partie des héritiers du fondateur du célèbre club de natation mulhousien devra déférer en effet devant le tribunal judiciaire de Mulhouse, vraisemblablement les 10, 11 et 12 avril 2024, dans le cadre d’une affaire où ils comparaitront pour abus de biens sociaux, abus de confiance, et présentation de bilans inexacts…
Cela, alors que l’audience qui devait se tenir aujourd’hui même a été reportée par la procureure de la République de Mulhouse, Mme Edwige Roux-Morizot, tant le dossier de l’instruction, lequel dépasse aujourd’hui les 1000 pages, et comporte plus de 60 infractions, n’aura cessé d’enfler comme une outre.
Alain Cheval indique dans L’Alsace que : « une saisine a été faite par le parquet concernant le MON association auprès de la chambre civile du tribunal« , eu égard à des problèmes de gestion de l’association (à ne pas confondre avec le « Mon club » qui était une SARL détenue par des membres de la famille Horter -principalement Lionel Horter-, et qui a été liquidée en mars 2022).
Selon le journaliste, aucune décision n’a été prise à cette heure, mais notre source indique que le redressement judiciaire est probable, dès la prochaine audience de la chambre commerciale du tribunal judiciaire, qui se tiendra à huis clos à ce sujet, le 22 janvier.
Une perspective qui risque d’être fâcheuse et encore plus embarrassante du point vue politique.
En effet, la liquidation de l’association historique MON qui pourrait être prononcée dans la foulée de la prochaine audience, tant les difficultés de gestion de la structure paraissent rédhibitoires, viendrait de fait souligner en creux les atermoiements de Fabian Jordan, lequel aura tardé à se porter partie civile dans cette affaire au nom de M2A, particulièrement lésée en l’espèce.
En juin 2023, lors d’un conseil d’agglomération, que nous relations dans cet article, le président de M2A plaidait, avec Daniel Bux (adjoint aux sports), qu’« Il n’y a pas eu de préjudice », ni « détournement de fonds publics ».
Compte tenu les chefs d’accusation retenus par la justice, il était devenu impossible de tenir plus longtemps une position politique aussi baroque. Jordan officialise alors son retournement de veste lors du conseil d’agglomération du 11 décembre 2023.
L’une de nos sources impute le rôle de la directrice de cabinet de Jordan comme cause de ce flottement politique. Audrey Pelleterat De Borde, qui tient cette charge depuis la dernière mandature de Jean-Marie Bockel, et qui fut coordinatrice de prévention et de sécurité pour la ville de Mulhouse, nous est en effet présentée comme une proche de l’un des acteurs du dossier.
Nous l’avons sollicitée afin d’obtenir sa version des faits, mais elle n’a pas donné suite à notre demande jusqu’à cet instant.
Quoi qu’il en soit, la famille Horter aura fort à faire devant la justice dans les toutes prochaines semaines…












