Lundi 10 novembre, les dirigeants du monde entier se sont réuni à Belém (Brésil) pour la COP 30. À des milliers de kilomètres, des citoyens alertent sur le danger que l’inaction climatique fait peser sur leurs vies et sur les communes du Haut-Rhin.

Face aux méga-feux / inondations / intempéries et aux vagues de chaleur, ils entendent ne pas se laisser faire par l’industrie fossile et les pays riches qui sabotent les COP et l’Accord de Paris depuis 10 ans.

Depuis hier, en entrant dans certaines communes où ils vivent et travaillent, les automobilistes sont accueillis par un panneau en proie aux flammes, en référence aux catastrophes climatiques qui impactent le territoire.

Sur le sticker, l’inscription « STOP SABOTAGE CLIMAT » rappelle l’inaction criminelle des responsables politiques et industriels, et leur rôle dans le dérèglement climatique.  À l’origine de l’action, des habitantes et habitants de Mulhouse et de sa région, des activistes, alarmés par les menaces climatiques qui pèsent sur leur région. Ils ont répondu à l’appel d’Action-non-violente COP21, un mouvement non-violent et déterminé pour le climat.

« Nous ne les laisserons pas hypothéquer notre futur pour leur profit », déclare Patrick, un des colleurs. « Soyons nombreux et nombreuses à agir pour les contraindre à respecter les engagements internationaux« .

Avec ces actions symboliques, les participants veulent peser sur les prises de position de l’État français lors de la COP 30 qui débute à Bélem, au Brésil. Leurs demandes : la mise en place d’un calendrier contraignant de sortie des énergies fossiles pour tous les États, et des mesures concrètes pour une justice climatique internationale.

Ces actions illustrent les attentes des Français en matière d’écologie : selon une récente étude d’Ipsos pour le Réseau Action Climat, 68 % d’entre eux estiment qu’Emmanuel Macron n’a pas suffisamment agi pour l’environnement.

Sur leurs réseaux, le collectif appelle à reproduire leur action de commune en commune et à recouvrir le plus de panneaux possible. Alors que la COP 21 avait dynamisé la lutte pour le climat et la justice sociale pendant plusieurs années, la COP 30 sera-t-elle à l’origine, 10 ans plus tard, d’un nouveau mouvement “plus chaud que le climat” ?