A l’unisson d’un mouvement national qui risque de se démultiplier dans les prochains jours, une quinzaine d’enseignant-es du collège Kennedy de Mulhouse ont cessé le travail, lors de la rentrée du 02 novembre.

L’arrêt de travail survenait alors que les enseignant-es souhaitaient s’accorder un temps d’échange dès la reprise du lundi à 8h, ce que leur hiérarchie leur a clairement refusé.

Le contexte sécuritaire ajoute, s’il le fallait encore, au mal-être des professionnels de l’éducation, après le crime perpétré contre l’un des leurs il y a 15 jours, et tandis que les assurances de sécurité formulées par le gouvernement à leur endroit peinent à se concrétiser aux abords des établissements scolaires…

Les motifs de fronde sont évidemment substantiels : les professeurs de mathématique, français et histoire-géographie qui intervenaient sur la plateforme vidéo servant de support de conférence de presse, faisant état de multiples griefs à l’égard des autorités académiques. On ressentait d’ailleurs nettement la lassitude du corps professoral face aux difficultés et défis semblant s’empiler devant eux.

Notamment le fait que le collège Kennedy, en voie de réfection, oblige à l’occupation d’installations provisoires, donc d’espaces exigus, pour servir de lieux de cours, suscitant ainsi la crainte des professionnels comme de leurs élèves.

La reprise épidémique, bien que modérée dans le Haut-Rhin, fait en effet redouter la formation de nouveaux foyers de diffusion du coronavirus.

Les enseignant-es évoquant, par ailleurs, le souci de ne pas s’en rendre passivement complice, et souhaitant marquer leur solidarité avec leurs collègues agents hospitaliers, en veillant à ne pas alourdir leur tâche en raison d’éventuelles négligences dont ils se rendraient involontairement tributaires, du fait des errements occasionnés par les autorités académiques et ministérielles.

Pour autant, ils disent ne pas vouloir abandonner des élèves qu’ils jugent méritants, et continuer à faire cours en présentiel autant que faire se peut, voire en expérimentant des voies ou méthodes complémentaires.

Affaire à suivre…

Vous jugez utile notre travail d’information ? Sachez qu’un journal “gratuit” ne peut exister dans la durée. Sauf à être financé par la publicité, ou… s’il commercialisait vos données personnelles ! En tant que média indépendant d’information locale, sans publicité, nous ne pouvons compter que sur votre don pour poursuivre notre tâche en toute liberté. Merci par avance.

Print Friendly, PDF & Email