Les che­mi­nots de Stras­bourg, Mul­house et de la région Alsace sont en grève pour dénon­cer la dégra­da­tion de leurs condi­tions de tra­vail, après plus d’un an et demi de crise sanitaire. 

Les contrô­leurs, agents d’es­cale, conduc­teurs, agents de main­te­nance et de gui­chets, réunis en inter­syn­di­cale (CGT, Sud-Rail, CFDT FGAAC, et FO), exigent l’a­mé­lio­ra­tion de leurs condi­tions de vie et de travail.

Mais l’in­ter­syn­di­cale dénonce avant tout le sous-effec­tif des per­son­nels, réclame des embauches dans tous les ser­vices, à l’op­po­sé des sup­pres­sions de poste opé­rées par les dif­fé­rentes direc­tions, avec l’objectif unique de pro­cé­der à des gains de pro­duc­ti­vi­té tou­jours plus importants.

Des restruc­tu­ra­tions et des réor­ga­ni­sa­tions qui ont selon eux des consé­quences directes sur les condi­tions de trans­port, de sécu­ri­té et de ser­vices ren­dus aux usa­gers, et contri­buent à éri­ger des bar­rières entre ser­vices et acti­vi­tés (TER, TGV). 

Les syn­di­cats sou­lignent que la direc­tion SNCF TER, s’ins­crit dans la logique d’une ouver­ture à la concur­rence sur le trans­port fer­ro­viaire de voya­geurs, pous­sée par les contraintes bud­gé­taires fixées par une région Grand-Est. 

Ce fai­sant, elle n’au­ra pro­cé­dé à aucune embauche durant toute la crise du COVID. En revanche, elle aura recou­ru mas­si­ve­ment aux contrats à durée déter­mi­née et à l’intérim pour com­bler les lacunes dont elle est le prin­ci­pal maître d’œuvre (arrêt des embauches aux sta­tuts, sous-effec­tif chro­nique, externalisation). 

De ce fait les syn­di­cats s’a­larment de ce que le per­son­nel vient d’at­teindre un nombre cri­tique. Lequel ne suf­fit plus à assu­rer des condi­tions de tra­vail per­met­tant de tra­vailler et de cir­cu­ler en toute sécurité.

Une alarme sociale a été déclen­chée dans de nom­breux ser­vices et par plu­sieurs voies, mais la logique de Jean-Pierre FARANDOU, pré­sident du trans­por­teur public depuis novembre 2019, n’a pas varié. 

Sont ain­si pré­vus 3000 sup­pres­sions de postes, une hui­tième année de gel des salaires, et la pour­suite de la filia­li­sa­tion et du trans­fert de cer­tains personnels.

Jusque ce mar­di soir, sont prévus : 

  • Stras­bourg – Mulhouse/Bâle : 1 TER sur 4.
  • Mulhouse/Paris en TER : normal
  • Stras­bourg – Nan­cy : 1 TER sur 2.
  • Stras­bourg – Paris en TER : aucune circulation.
  • Stras­bourg – Metz : 2 TER sur 5

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