La CSTE (Communauté solidaire des terres de l’Est), premier syndicat étudiant sur Mulhouse, est colère.

« Pendant que les patrons mangent à Versailles, les étudiants dorment dans la rue !« , proclame leur tract, en référence au fastueux dîner concocté ce mercredi au château de Versailles en l’honneur du roi d’Angleterre Charles III, et à propos duquel on apprendra que 51% des personnes interrogées lors d’un sondage désapprouvent la réception tenue dans la galerie des Glaces…

Loin du train de vie castral, auquel s’est manifestement habitué Emmanuel Macron, le syndicat a de bonnes raisons de fulminer : +10% de hausse des loyers des studios étudiants 16 étudiants pour un logement Crous, 600 000 logements Crous manquants au niveau national !

Le mal-logement est une réalité pour des milliers d’étudiant•es en cette rentrée 2023. Une réalité que nie le gouvernement d’Emmanuel Macron, qui choisit d’affecter 24 milliards d’euros au plan de relance pour les TPE/PME, et seulement 2,4 milliards pour les étudiant•es.

« Le Haut-Rhin n’est pas épargné par le fléau du mal-logement et de la précarité étudiante, avec des résidences privées aux loyers démesurés qui fleurissent ces dernières années à Mulhouse, notamment, tirant ainsi profit du vide laissé par l’offre insuffisante de logements CROUS« , indique la CSTE.

C’est donc pour faire entendre la colère des nombreux-ses étudiant•es laissé-es pour compte que le syndicat s’est mobilisé.

Depuis lundi soir, des tentes sont installées sur le campus Illberg, afin de visibiliser une situation qui ne peut plus être ignorée des responsables politiques.

Pour le syndicat : « Le temps n’est plus ni aux concertations sans cesse repoussées sur la réforme des bourses ni à l’attente d’un rapport Lioger sur le logement étudiant qui ne sortira jamais – des aveux même de la ministre Sylvie Retailleau« .

Afin d’agir concrètement, la CSTE porte ainsi les revendications suivantes :

  • Gel des loyers;
  • Mise en place d’un revenu d’autonomie de 1128 € pour toutes et tous, pour
    que plus aucune étudiante ne vive sous le seuil de pauvreté;
  • Augmentation de 100€ des APL pour les moins de 26 ans ;
  • Plan national de construction de 150 000 logements Crous à court terme et de 600 000 logements à terme.