Crédit photos : Martin Wilhelm
Il y avait du monde, en cette fin d’après-midi du vendredi 19 janvier à l’Auberge de la jeunesse de Mulhouse où la Fédération du Parti Communiste Français présentait ses vœux pour l’année 2024.
Romuald Petit, un des dirigeants de la Fédération, a présenté les grands enjeux qui seront au centre de la mobilisation des communistes haut-rhinois : continuer, comme par le passé, lointain et récent, à être des animateurs des luttes sociales et politiques dans le département.
En ligne de mire : la loi immigration qui donne lieu à des mobilisations très larges et contre laquelle les communistes haut-rhinois appellent à participer à toutes les initiatives qui sont en cours pour éviter que ce texte anti-social ne soit promulgué par le président de la République.
La réforme des retraites montre le peu de considération que l’exécutif porte aux citoyens car elle a été imposée à coup de 49-3 alors que plus de 70% des Français y étaient opposés.
2024 sera, pour Romuald Petit, une année où le Président de la République et son gouvernement persistera dans son objectif de liquider les droits sociaux de ce pays : rien n’est fait pour le pouvoir d’achat alors que la pauvreté s’étend, une nouvelle loi sur le travail va encore durcir la situation des sans-emplois, la « droitisation » du nouveau gouvernement montre le cap que M. Macron veut imposer pour la fin de son mandat.
2024 sera également une année électorale puisque le 9 juin auront lieu les élections pour le Parlement européen. Le PCF aura sa liste propre, conduite par Léon Deffontaines, 27 ans, qui fut le porte-parole de Fabien Roussel lors de la campagne pour les présidentielles.
Joseph Siméoni fit un rapide bilan de l’action des deux communistes au sein de l’opposition municipale Mulhouse Cause Commune (dont la tête de liste écologique Loïc Minéry était dans la salle) avec des objectifs bien précis dont la gratuité du transport pourrait être le but en cette année qui vient.
Il fit un vibrant hommage à l’unité qui caractérise la gauche au sein de Mulhouse Cause Commune, unité qui, selon le dirigeant communiste, est le gage indiscutable des succès électoraux pour la gauche.
DES CONTRADICTIONS ? QUE NENNI !
A la question si la multiplication des listes de gauche aux Européennes et les divisions évidentes du champ politique actuellement à gauche, ne sont pas des situations qui contredisent les appels à l’unité des formations politiques se réclamant de ce champ politique, Joseph Siméoni ne voit aucune contradiction.
« Nous n’avons pas la même vision de l’Europe au sein de la gauche française, ces différences doivent pouvoir être exprimées lors de la campagne. Et sur d’autres points, comme celle de la transition énergétique, nous avons également des désaccords : chacun sait que le PCF défend la production d’énergie nucléaire, ce qui nous différencie d’autres formations ».
Et pour prouver l’absence de toutes contradictions, le conseiller municipal et communautaire (M2A) considère que l’unité à gauche ne peut se concevoir « avec un désir d’hégémonie de certains ». Les « amis » de LFI dans la salle ont senti les oreilles sifflées ! Comme disait l’autre : « l’unité, c’est un combat »… 2024 sera donc aussi un défi pour dépasser le « je t’aime, moi non plus ! ».
Plus à l’aise dans la critique de l’action du président de la CEA qui veut sortir du Grand Est pour, selon le PCF68, imposer des nouvelles règles sociales au détriment des travailleurs, les communistes veulent opposer toutes leurs forces à ces sombres desseins.
Est-ce à dire que le PCF 68 ne veut pas que la région Alsace quitte le « grand machin » ? Non, bien évidemment. Mais il veut avant tout savoir pourquoi faire ? En finir avec la loi NOTRe, adoptée en 2015, sous le gouvernement dit de gauche de Manuel Valls, reste un objectif politique pour le PCF qui dénonce le caractère centralisateur et anti-démocratique de ce dispositif.
En conclusion, cette situation politique et sociale délétère nécessitera une présence sans relâche dans les actions et mobilisations qui devront caractériser cette année 2024. Une année qui devrait permettre de renforcer les rangs du Parti communiste car si l’assemblée de rentrée de ce vendredi mêlait plusieurs générations, elle ne reflétait pas les diversités de notre société, et surtout pas de Mulhouse, ville multiculturelle s’il en est !
















Salut à tous,
Le PCF n’est plus que l’ombre de lui-même, malheureusement. Avec le score électoral du camarade Roussel, la « messe semble être dite » pour un bon moment, hélas. De plus, faire du gringue à Cazeneuve et à une brochette de socialos, qui sont déjà en opposition avec la NUPES … je ne sais pas si c’est une démarche conquérante. Ce qui est certain, cette démarche va propulser l’extrême droite et ensuite … bon courage !
Pourtant, une liste unique permettrait d’envisager une équipe de gouvernement pour remplacer ceux en place, qui démolissent le pays et nos conditions sociales. Comment voulez-vous que le français moyen puisse comprendre les « bisbilles » qui ont lieu au sein de cette gauche pléthorique, incapable de respecter ses engagements signés !
Apparemment, les égos des uns et des autres sont tellement forts que ce qui intéresse ce sont les strapontins … du peuple et de ceux qui en bavent, tout le monde dans cette gauche pléthorique et anti-NUPES, ce n’est sans doute pas le sujet du moment !
Nos camarades du PCF ont sans doute oublié le fait que le maintien du sieur Roussel a empêché la gauche d’arriver aux manettes. Bon il n’y avait pas que lui, les « camarades » socialos l’ont également fait. Néanmoins, à la lecture des résultats électoraux, avec 22 % pour Mélenchon et un score très faible pour l’ensemble de l’autre « gauche » … à mon avis, « y a pas photo » et il faudrait un petit peu revenir sur le terrain des réalités, à minima, autant au PC que chez nos autres « camarades ».
De plus, si la NUPES n’avait pas été créée, en incluant les « loosers » de l’autre gauche, qui ont quand même signé un programme ensemble de plusieurs pages – signature aujourd’hui un peu oubliée – , ce qui voudrait dire que les promesses n’engagent que ceux qui y croient ? Tout ça pour récupérer des places ? Que serait devenu le PC, le PS, les écolos, sans la NUPES ? Ensuite, on crache dans la soupe en oubliant simplement sa signature … C’est cela que l’on appelle une attitude « conquérante » !
Au train où vont les choses, il ne faudra pas s’étonner que le RN soit en pole position et nous pourrons en remercier nos chers camarades qui, au lieu de se la jouer « anti-NUPES » en espérant je ne sais quel strapontin, feraient mieux d’imaginer un chemin pour le coup vraiment conquérant, mais sans diviser les troupes.
Bonne journée, prenez soin de vous – amicalement –