Crédit photos : Martin Wilhelm
C’est la fête dans la maison France. Mais hâtons-nous d’en profiter, car le futur est lourd de mauvais présages… Plus de 15 000 mulhousiens ouvraient la voie de la flamme olympique qui s’est élancée ce mercredi en Alsace depuis la cité du Bollwerk, en manière de lancement des Jeux Olympiques qui auront Lieu en France du 26 juillet au 11 août 2024.
Le parcours alsacien de la flamme prévoyait notamment des haltes dans les villes-relais de Huningue, Colmar, Marckolsheim, Saverne et Strasbourg.
Les premiers spectateurs se pressaient dès 7 heures du matin le long du parcours de la flamme à Mulhouse. Les sportifs relayeurs assurant son avancée de 8h30 à 9h30, jusqu’au stade de l’Ill.
Un incident est venu cependant ponctuer le moment de liesse populaire, auréolé par la caravane publicitaire qui portait beau des couleurs bancaires, et d’un fabricant américain d’eau sucrée gazéifiée et de thés, sans omettre les paniers à salade accompagnés de leurs maraichers à matraque, sponsors officiels de la future compétition. Que ce soit face à vous, ou derrière des caméras…
En effet, des manifestants du groupe BDS ont pendant un temps très bref tenté de déployer une banderole au niveau du pont Stoessel, sur laquelle était écrit : « Le génocide n’est pas une épreuve olympique, non à la participation d’Israël aux jeux olympiques« .
Prenant exemple sur l’exclusion (partielle) d’athlètes russes et biélorusses par le comité international olympique du fait de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, ils exigent que le comité appliquasse la même règle à l’État d’Israël, en raison de sa « politique génocidaire » et de crimes de guerre dont son gouvernement s’est rendu coupable, en même temps que le Hamas, selon des enquêteurs indépendants de l’ONU.
Les manifestants drapés dans le drapeau palestinien ont été verbalisés aussitôt.
Mais que l’on se rassure prestement. Le citoyen-qui-n-a-rien-à-se-reprocher, amateur de sports olympiques, sera dûment « vidéoprotégé » par de la vidéosurveillance algorithmique, surtout à Paris.
Le ministère de l’Intérieur assurant que le dispositif intrusif de technopolice ne survivra pas au-delà des jeux, surtout si le RN l’emportait après le 7 juillet…































