Crédit photos : Martin Wilhelm

Ce samedi 13 mars, des manifestants battaient le pavé pluvieux et venteux de la Place Franklin contre la loi de sécurité globale, pour la quatrième fois à Mulhouse, depuis le mois de décembre.

La cinquantaine de manifestants répondaient à l’appel d’un collectif constitué de diverses associations et syndicats, ainsi qu’Alterpresse68, qui s’y associe dans le cadre de la dénonciation de l’article 24 du projet de loi (voir ci-dessous).

Malheureusement, la participation connait une décroissance continue depuis la fin de l’année dernière, où l’on comptait plus de 500 personnes à Mulhouse.

Rappelons que la loi Sécurité globale sera examinée au cours du mois de mars par le Sénat, et vise notamment à renforcer les prérogatives policières. D’autres articles conduisent à généraliser la surveillance de masse, l’utilisation de drones et des caméras…

Si “L’heure est à l’urgence sociale, pas à la surveillance générale“, pour paraphraser les slogans des militants, le cortège s’est désagrégé à la faveur du petit nombre de participants, et du climat, aussi hostile que ledit projet de loi.

Les principales mesures que contient le projet actuel :

  • Extension du champ d’intervention des polices municipales
  • Montée en puissance du secteur de la sécurité privée, lequel pourra compléter les missions régaliennes des forces de l’ordre (palpations de sécurité, usage de drones, missions de surveillance pour le compte de l’Etat…)
  • Caméra piéton généralisée sur les agents, et diffusion en temps réel des images en salle de commandement
  • Usage de drones en cas de “troubles graves à l’ordre public
  • Port des armes libéralisé chez les policiers et militaires
  • Création d’un délit relatif à l’usage malveillant d’images des forces de l’ordre, dont l’article 24, porte « une grave atteinte » au droit de la presse et des médias.

Le journal Le Monde en a établi ici le détail.

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