Entre 5000 à 6000 personnes, selon les organisateurs, ont défilé contre le pass sanitaire et la vaccination obligatoire des soignants et des personnels de service. Soit un niveau légèrement inférieur à celui de la semaine dernière.

Si les mobilisations n’ont pas tari de tout l’été, il s’agira de voir si la dynamique populaire demeurera du même acabit alors que la rentrée s’annonce riche d’enjeux sociaux et politiques à venir, favorisant peut-être une convergence des luttes sociales plus traditionnelles, mais fondamentales, comme la diminution des allocations chômage, et la réforme des retraites…

Ainsi que notre collaborateur Jean-Jacques Greiner a pu le capturer ci-dessous, le mouvement semble s’enraciner, et de multiples actions sont programmés, dont notamment un rendez-vous national, prévu à Paris d’ici le 4 septembre.

Moins discret mais peut-être plus organisée que les fois précédentes, on remarquait nettement une banderole siglée à la fleur de lys, marque de l’Action Française, mouvement politique nationaliste, royaliste d’extrême droite et contre-révolutionnaire, propageant et soutenant jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale un antisémitisme d’État.

L’inscription “les libertés ne s’octroient pas, elles se prennent“, est une dénaturation cynique d’une phrase de Pierre Kropotkine, théoricien du communisme libertaire. Lequel aurait modérément apprécié que la liberté soit instrumentalisée par ses pires ennemis.

La présence de ce groupuscule révélant quelques passions tristes toujours d’actualité à l’occasion de ce mouvement, n’aura toutefois pas terni le caractère populaire, bon enfant et très diversifié de son ensemble.

Quelques chasubles de certains secteurs de la CGT étaient par ailleurs visibles dans le cortège.

En Alsace, on comptait par ailleurs plus de 3000 manifestants à Colmar, et plus de 4000 à Strasbourg, soit une tendance baissière pour la capitale régionale, par rapport à la semaine dernière.

Quant à l’extension du pass sanitaire, déjà obligatoire dans les bars, restaurants, hôpitaux, elle se poursuit en France, simultanément au taux d’incidence. Depuis lundi, plus de 120 grands centres commerciaux et magasins parisiens et près de la moitié dans le sud de la France ont dorénavant l’obligation de contrôler systématiquement le document, occasionnant ça et là des tensions et incompréhensions de la part de certains clients.

Dans la région mulhousienne, tous les hypermarchés et centres commerciaux de plus de 20 000 mètres carrés y sont également soumis depuis cette semaine…

Ci-dessous retrouvez la galerie photographique proposée par notre ami et collaborateur Martin Wilhelm :

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