Près des deux tiers de la tren­taine de sala­riés du maga­sin Fnac de Mul­house ont ces­sé le tra­vail, ce same­di 26 mars, à l’ap­pel de la CFTC au niveau local. 

Le per­son­nel réagis­sait notam­ment au fait que les négo­cia­tions annuelles obli­ga­toires (NAO) pour l’an­née 2022, por­tant sur les condi­tions de tra­vail et les salaires s’an­noncent « comme étant le pire dia­logue de sourd de l’his­toire de l’en­seigne », selon la CGT Fnac.

Le per­son­nel mul­hou­sien avait déjà ces­sé le tra­vail en rai­son des condi­tions de tra­vail en 2017. 

La ques­tion des condi­tions de tra­vail a été balayée quand les syn­di­cats évoquent une « sai­gnée des effec­tifs », et dénoncent la recru­des­cence des licen­cie­ments pour inap­ti­tudes physiques.

En matière de salaires et de pou­voir d’a­chat, l’aug­men­ta­tion de 15 euros par mois, et 250 euros bruts au titre de la par­ti­ci­pa­tion aux sala­riés, passe pour une pro­vo­ca­tion, voire une obole, quand le groupe Fnac-Dar­ty est en excel­lente san­té financière. 

En 2021, le groupe a en effet réa­li­sé 8 Mil­liards d’euros de chiffre d’affaires, et 37% des résul­tats seront rever­sés aux action­naires. Tan­dis que la rému­né­ra­tion du PDG du groupe a connu une hausse de 10 %

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Chris­tophe Nuss­baum, élu CSE régio­nal et délé­gué syn­di­cal régio­nal CFTC de la Fnac, était au micro de Mar­tin Wilhelm : 

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