Le 12 mars avait lieu une marche pour le cli­mat dans toute la France réunis­sant près de 80 000 per­sonnes. Des mul­hou­siens s’é­taient réunis devant le cam­pus Fon­de­rie à cette occasion. 

Ce 9 avril 2022, veille du pre­mier tour des élec­tions pré­si­den­tielles, les col­lec­tifs et asso­cia­tions membre du réseau Mul­house Action Cli­mat (com­pre­nant Alter­na­ti­ba Mul­house, ANV-COP21 Mul­house, Alsace Nature, Alter Alsace Éner­gie, le CADRes, Des­to­ca­mine, Eau en Dan­ger, le RAP, les Sheds), orga­ni­sait une nou­velle marche pour le cli­mat répon­dant à un appel natio­nal, sous le nom de « Marche pour le futur ».

Trois ren­dez-vous étaient pro­gram­més dans le Haut-Rhin. A Col­mar à par­tir de 10h30 sur la Place Rapp, à Mul­house à par­tir de 11heures devant la Cli­nique du Dia­co­nat Roo­se­velt, et à Guebwiller. 

On comp­tait près de 200 mani­fes­tant-es à Mulhouse. 

A l’heure de la guerre en Ukraine, des crises cli­ma­tiques et sani­taires, de la flam­bée des inéga­li­tés et la mon­tée des dis­cours de haine, les motifs de décou­ra­ge­ment et de para­ly­sie sont pléthoriques. 

Mais en période d’élection pré­si­den­tielle, les orga­ni­sa­teurs veulent croire que rien n’est écrit, et que leurs actions pèse­ront tou­jours davan­tage dans le débat public. 

Les mani­fes­tants se ras­sem­blaient par­tout en France ce 9 avril, veille du pre­mier tour, pour « faire des cinq pro­chaines années celles de la jus­tice, de l’en­vi­ron­ne­ment et du cli­mat, de l’égalité et de la paix ».

Bâtir un monde juste et sou­te­nable ne sup­pose pas d’at­tendre (ou plu­tôt de perdre) 5 années de plus !

À l’heure de la publi­ca­tion du 2ème volet du der­nier rap­port du GIEC, l’urgence cli­ma­tique est indé­niable ; mais au lieu de prendre leurs res­pon­sa­bi­li­tés, les diri­geants poli­tiques et les mul­ti­na­tio­nales détournent déli­bé­ré­ment le regard voire sabotent tout espoir d’un ave­nir juste et soutenable.

Les orga­ni­sa­teurs dénoncent le fait qu’en France, en 2022, la plus grande menace que l’humanité ait jamais connue soit pas­sée sous silence en pleine période élec­to­rale, alors que l’a­ve­nir de l’hu­ma­ni­té est en jeu. 

Alors que les mobi­li­sa­tions et ini­tia­tives pour le cli­mat et la jus­tice sociale n’ont jamais été aus­si fortes ces der­nières années, le débat est étouf­fé par la crise sani­taire et les polé­miques ali­men­tées par certain·es candidat·es.

Les pro­mo­teurs de l’initiative l’af­firment haut et fort : « Les seul·es à pou­voir faire face à la crise cli­ma­tique et sociale, les seul·es à pou­voir enclen­cher le chan­ge­ment majeur dont nous avons besoin, c’est nous ! »

Des prises de parole ont eu lieu vers 11 heures devant la cli­nique du Dia­co­nat Roo­se­velt (écou­ter ci-des­sous), avant un départ en cor­tège jus­qu’au Parc Stein­bach vers midi, où un pique-nique avait lieu en clô­ture de la manifestation. 

Prise de son de Mar­tin Wilhelm

Un tract en cir­cu­la­tion rela­tif aux transports :

Gratuité-Tract-2-p-Vers°-localeV2

Enfin, la gale­rie pho­to­gra­phique de Mar­tin Wil­helm :

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