Ô rage ô désespoir : notre excellent Président « est désavoué aussi bien par des penseurs de renom et des universitaires modérés que par des représentants de la pensée « mainstream », voire « unique » !
Venant du repère numérique de l’islamo-gauchisme, Médiapart, la chose n’est pas tout à fait pour surprendre, mais quand l’évènement s’origine dans une grand messe télévisuelle auréolée de la hype du groupe Bouygues (« Quotidien« ), c’est moins courant.
Ainsi, le modéré Pierre Rosanvallon, professeur au Collège de France, et compagnon de route de la CFDT, résume hardiment ce qu’il convient de penser de la méthode de disrupteur constitutionnel qu’est celle de Manu :
Jacques Rancière, intellectuel moins mainstream, mais structurellement plus critique des pouvoirs, expose sans fard son sentiment sur « L’ordre républicain d’Emmanuel Macron« , dans le magazine en ligne AOC.
Quoi qu’il en soit, Manu ne lâche pas sa volonté de réforme, à condition de réussir à embrayer au plus vite sur une nouvelle « séquence« .
Pour ce faire, il s’est donné 100 jours afin de transfigurer sa surdité en cécité démocratique, auprès de tous ses concitoyens.
Et le point de l’avancement de la marque d’apaisement auprès du citoyen trop limité pour appréhender pleinement la nécessité de la réforme des retraites, est suivi comme le lait sur un feu propagateur, tous les jours, depuis l’hôtel Beauvau par le ministre de la police Darmanin.
Voici donc la preuve télémétrique de votre apaisement en cours d’injection médiatique.
Ce faisant, notre Président était présent cette semaine en Alsace, afin de célébrer l’entreprise de chez nous, qui sent bon le bois de filière durable.
Tandis qu’une quarantaine de manifestants se réunissaient devant la sous-préfecture de Mulhouse (et à Colmar) en soutien au collectif « Les Soulèvements de la Terre », menacé de dissolution par le même ministre de la police.
Le sens de l’accueil alsacien n’étant pas un vain mot, les habitants de nos contrées se sont sacrifiés afin d’honorer les handicaps politiques du phénix amiénois :

Las ! Un concert de casserole (ou casserolade) devait l’accueillir, animé par les pires cuisiniers de « l’extrême gauche » mélenchoniste, ainsi que le déplore justement l’éditorialiste de L’Alsace, Laurent Bodin.
De fâcheux antibourgeois primaires se délectent selon toute apparence de ce régime, y voyant une nouvelle forme d’action politique, à l’instar d’une bande de rastaquouères !
Fort heureusement, les lois antiterroristes servent aussi à rendre mutiques les casseroleurs, et leurs ignobles commis rouges et noirs.
Le mieux, pour clore le débat sur le caractère supposément toujours plus illibéral du régime politique français, est d’en revenir aux sources.
Il vous suffit, alors, ô sceptiques du progrès à marche forcée, de vous en remettre au contenu de l’épitre rédigé par notre Hérault post-Picard mais non encore renaissant, sur « Les labyrinthes du politique« . Tout un programme… resté depuis lettre morte !









