Crédit photo : Martin Wilhelm & crédit vidéo : Max-Emilien Silva

Constitué de nombreuses structures associatives et syndicales (CGT, FSU68, Solidaires, LDH, PCF, Attac68, DAL68, LFI, NPA, Les écologistes, AADA, CSTE68, MCM), le collectif « Uni.e.s contre l’immigration jetable » de Mulhouse appelait ce lundi 18 décembre au soir à une manifestation au niveau de centre commercial Porte Jeune Mulhouse, à l’occasion de la journée internationale des migrants.

En l’occurrence, il s’agissait de réclamer l’abandon définitif du projet de loi Asile et immigration.

Un peu plus d’une soixantaine de personnes ont ainsi répondu à l’appel du collectif, réunis derrière une banderole : « Contre la loi Darmanin. À bas le racisme d’État ».

L’actualité a depuis repris cruellement ses droits, et à défaut de « protéger les français », la loi désormais votée grâce aux voix des Républicains et du Rassemblement national, institue une série de chausses-trappes destinés à entraver l’installation familiale des étrangers en situation régulière, ou à les dissuader de venir, ne serait-ce que sous le statut d’étudiant étranger !

Dont des restrictions au regroupement familial, du délai avant accès aux aides au logement, du paiement d’une caution pour les étudiants étrangers, et de la réintégration du délit de séjour irrégulier…

Du côté de Macron, quand bien même le choix d’un tel durcissement constitue une bascule politique pour la (relative) majorité présidentielle, et acte une fracturation en son sein, déjà traduite par la démission du ministre de la Santé : « Ceux qui doutent et n’ont jamais vraiment mené de combat n’ont pas de leçon à donner« , préfère se satisfaire, toute honte bue, le maitre élyséen.

Reste l’hypothèse d’une censure, au moins partielle, de la loi par le Conseil constitutionnel, que Macron a lui même saisi, lesté par quelque scrupule inopiné.