Cré­dit pho­tos et audio : Mar­tin Wilhelm

Près de 70 per­sonnes se sont ras­sem­blées ce 22 décembre à Mul­house, dans le cadre d’une veillée digne, en hom­mage aux habi­tants de Gaza, tou­jours plon­gés dans le chaos d’un feu rou­lant de bombes lâché par l’ar­mée israélienne. 

Tan­dis que l’O­NU a fait voter une réso­lu­tion orga­ni­sant une aide huma­ni­taire de grande ampleur, aucun ces­sez-le-feu n’est pour le moment prévu…

Au cours de la mani­fes­ta­tion, des nom de vic­times ont été égre­nés, une chan­son en arabe a été dif­fu­sée, dont le titre serait (sous réserves) « Où est la paix » ? Un poème a éga­le­ment été lu. Enfin, les per­sonnes pré­sentes ont for­mé un cercle en se don­nant la main.

Il est à sou­li­gner que la mani­fes­ta­tion a fait l’ob­jet d’un trai­te­ment pré­fec­to­ral inso­lite, voire inquié­tant, au regard du droit consti­tu­tion­nel à manifester. 

Gérard Moine, repré­sen­tant la Ligue des Droits de l’Homme sec­tion Mul­house, s’est en effet plaint ouver­te­ment de ce que le ras­sem­ble­ment tenu pré­sen­te­ment devant le parc Stein­bach n’ait pu se tenir comme pré­vu sur la place du Géné­ral de Gaulle, sur injonc­tion de la pré­fec­ture, sans que celle-ci ne la motive expli­ci­te­ment. Écou­ter l’enregistrement ci-dessous :