Crédit photos : Martin Wilhelm
Plus d’une centaine d’agents de la fonction publique (enseignants, agents territoriaux, soignants, actifs et retraités) a manifesté mardi matin au square de la Bourse à Mulhouse, à l’appel de l’ensemble des syndicats de la fonction publique.
Ils étaient 800 à Strasbourg.
La mobilisation fut relativement modeste. Les syndicats l’expliquent notamment par les difficultés économiques liées au gel du point d’indice, et à l’inflation, que subissent davantage le personnel du secteur public, puisque depuis l’année 2011, leur rémunération évolue deux fois moins vite que dans le privé…
L’exigence est donc d’abord à l’augmentation des salaires et à l’investissement massif, notamment dans l’Éducation nationale. Enfin, il s’agit d’ouvrir des négociations sur les conditions de vie matérielle et sur les trajectoires professionnelles.
L’Alsace compterait près de 150 000 agents publics, dont 40 000 agents de la fonction publique territoriale.
Nous avons rencontré Anissa, Malika et Eve, toutes trois assistantes sociales scolaires dans le Haut-Rhin. Elles assurent être une trentaine pour l’ensemble des établissements du secondaire, soit 3 à 4 établissements en charge par assistante.
On ne décompte que 3000 assistants sociaux scolaires en France, pour un total de 12 millions d’élèves, soit 1 assistant pour 4000 élèves…
Ils interviennent sur 3 secteurs : le public scolaire, le personnel enseignant et encadrant (où le personnel est peu nombreux) et dans les CROUS, auprès du public étudiant.
L’augmentation salariale consentie aux infirmiers scolaires par Gabriel Attal passe mal. Les assistants sociaux perçoivent le salaire le plus modeste de la fonction publique d’État. Ce sont majoritairement des femmes. Elles se disent oubliées par le gouvernement, alors même qu’elles ont pour charge la protection de l’enfance, les affaires de harcèlement, de mal-être, et que la demande des familles augmente.
Invisibilisées par le gouvernement, elles ont entrepris de se rendre devant le ministère de l’Éducation nationale, à Paris, le 22 mars.
Une pétition en ligne circule à leur sujet, qui a déjà recueilli près de 15 000 signatures.
Pour le rectorat de Strasbourg, le taux d’enseignants grévistes était officiellement de 4,71% dans le 1° degré, 4,53 % dans les lycées, 11,4 % dans les collèges, et 5,5 % dans les lycées professionnels.




















Bonjour,
Je vous remercie pour votre article et votre intérêt pour les assistantes sociales scolaires.