Comme on l’a vu dans la première partie, interroger les personnes qui s’autopositionnent à la gauche du spectre politique sur leur rapport aux bénéficiaires de l’assurance chômage (la solidarité nationale de type RSA n’étant pas abordée dans le questionnaire), c’est aussi dévoiler l’imaginaire autoritaire qui percole doucement dans les linéaments psychiques des partisans naturels du progrès matériel et de la justice sociale, et grimpe en flèche au sein de la population générale.

Percevoir une indolence délibérée, voire une forme de délinquance passive, dans le fait qu’une situation d’arbitraire économique ou personnel vous transforme en demandeur d’emploi, est un réflexe que l’on pensait relever du réflexe ou de la pensée de droite ou d’extrême droite. Les résultats d’un sondage mené de longue date illustrent le fait que le cordon sanitaire entre gauche et droite a été rompu sur le sujet.

En quête d’Humanité…

A ce titre, l’enquête annuelle réalisée par l’IFOP pour le compte du journal L’Humanité est particulièrement éclairante. Quand bien même laisse-t-elle les lecteurs face à des conjectures, plutôt que de nous apporter des éléments d’explications robustes.

Il se trouve que ce sondage est mené pour la dixième année consécutive. En cherchant au mieux, nous avons retrouvé (difficilement) la quasi totalité des questionnaires antérieurs, à l’exception des années 2, 4 et 7.

L’enquête permet en outre de découvrir que le positionnement moyen des citoyens de gauche et de droite est souvent analogue, s’agissant notamment des notions de mérite, de nation etc., et que son étiage, exprimé en pourcentage, est le plus souvent voisin.

Nous nous intéressons donc ici à la représentation que le « peuple de gauche » se forme à propos de la catégorie des salariés privés d’emploi.

La troisième édition du sondage réalisée par l’IFOP pour le compte du journal L’Humanité (daté de septembre 2016) nous permet en outre de connaitre l’état de l’opinion sur cette représentation, durant les deux années précédentes :

Entre 2014 et 2016, on apprend donc que seules 43% des personnes politiquement situées à gauche estiment que « Les chômeurs pourraient trouver du travail s’ils le voulaient vraiment« .

L’étiage est nettement plus marqué chez les personnes qui s’autopositionnent à la droite de l’échiquier politique, avec 24 points de différence (67%), tandis que la moyenne des Français se stabilise dans un entre-deux, avec 56%.

En septembre 2018 (nous ne disposons pas des données 2017), l’ensemble de la gauche qui adhère à ce postulat progresse modestement : 44% des personnes dites de gauche estiment que les chômeurs sont responsables de leur situation (+1 point par rapport à l’année précédente).

Tandis que l’ensemble des Français interrogés sont désormais 58% (+2 points) à penser que les chômeurs prospèrent dans l’inactivité.

Mais l’enquête de 2018 est en revanche plus riche d’enseignements que les études antérieures, et même postérieures. En effet, le lecteur bénéficie d’un « raffinage » plus fin des opinions, par catégorisation socio-professionnelle, niveau d’éducation, lieu d’habitation et… parti (de gauche) vers lequel il se sent le plus affinitaire.

Ainsi, à l’affirmation : « Les chômeurs pourraient trouver du travail s’ils le voulaient vraiment« , on dispose des ventilations politiques de ceux ou celles qui agréent devant cette opinion à la gauche du spectre politique, ainsi qu’à droite, en 2018 :

Le plus frappant est évidemment le chiffre des partisans d’Europe écologie. En 2018, 61% parmi eux se persuadaient que les chômeurs sont responsables de leur chômage, soit plus que l’ensemble des Français !

Pour tenter de comprendre un tel sentiment, une étude de sociologie électorale datant de 2021, nous apprend (sans surprise) que les électeurs écologistes sont d’abord des cadres, et/ou des jeunes diplômés. On ajoutera, par simple observation empirique, que les responsables politique d’EELV développent volontiers des discours moralisateurs sur un certain nombre de thématiques, en lieu et place de considérations politiques.

Le fait est d’autant plus paradoxal, que certains responsables nationaux articulent aussi un discours critique autour de la notion de travail, sans que cela ne semble porter auprès d’un électorat souvent réfractaire à la notion de classes sociales ou de rapport de force.

A noter par ailleurs le rejet net des adhérents du Parti communiste devant ce discours (38% d’approbation seulement).

Celui des sympathisants de « Génération.s« , qui accordent seulement 26% d’approbation à ce préjugé, est encore plus marqué, constituant de loin le taux le plus hostile dans l’échantillon à gauche.

Un score aussi bas interroge pour un parti réputé proche du parti socialiste. Si l’échantillon semblait connaitre un bais de sélection trop important, l’explication serait à rechercher dans la sociologie du vote Benoit Hamon.

A cet effet, une enquête Ipsos/Sopra Steria, montre qu’il est plutôt constitué de cadres et de professions intermédiaires, et qu’il a des revenus assez homogènes. On sait également par ailleurs que les électeurs de Benoît Hamon à la Présidentielle de 2017, ont voté à 42% pour Jean-Luc Mélenchon en 2022 (source enquête d’Ipsos). Enfin, il est reconnu que l’électorat de Mélenchon abonde particulièrement dans les catégories jeunes, éduquées et précarisées, que Génération(s) semble attirer par ailleurs.

Ceci pourrait expliquer une partie du phénomène, sans épuiser toutefois une explication plus charpentée, à rechercher en complément.

Mais c’est à partir de l’enquête publiée en septembre 2019 que les choses basculent sensiblement.

En effet, cette année là, 53% des personnes s’autopositionnant à la gauche du spectre politique considèrent désormais que « Les chômeurs pourraient trouver du travail s’ils le voulaient vraiment« . Les électeurs de droite augmentent leur étiage à 72% (+4%) et l’ensemble des Français lui accorde 64% de crédit (+ 6%) .

L’observateur se demanderait aussitôt ce qu’il y a eu pu y avoir de remarquable sur le front social pour justifier un tel basculement idéologique parmi les esprits ouverts et supposément critiques de maints électeurs ou sympathisants de gauche ?

Certes, 2019 est l’année ou le chômage des catégories A et B aurait chuté à + ou – 8% des actifs, comme on le voit dans la courbe ci-dessous :

Statistique: Taux de chômage en France du premier trimestre 1975 au troisième trimestre 2023 | Statista
Trouver plus de statistiques sur Statista

Pour autant, on ne peut soutenir que la situation est exceptionnelle au regard des chiffres des 10 ou 20 années précédentes. Le chômage de masse reste en effet structurel et massif en France, notamment dans les catégories sociales les moins jeunes et moins diplômées.

Au reste, de nombreux observateurs, journalistes, libéraux, ou militants de gauche, s’accordent à y voir une réduction en trompe l’oeil. Voir ici, ou encore ici.

Depuis lors, le sondage IFOP/L’Humanité ne fait que ratifier peu ou prou le même étiage de personnes de gauche qui se persuadent (et toujours en 2023) que le chômage est bien volontaire (54 %), un chiffre d’ailleurs comparable au présupposé : « On ne se sent en sécurité nulle part » :

Le tout, quand le même public continue pareillement de penser que le racisme est systémique en France (76%), tout comme les violences policières (69%), qu’il faut accorder le droit de vote des étrangers aux élections locales (67%), que l’immigration rapporte plus qu’elle ne coute (53%), et soutient, de manière écrasante, le désir d’une meilleure répartition des richesses (91%).

De là à penser que le capitalisme trouverait matière à être largement conspué à gauche, et que « l’armée de réserve » qu’il se constitue à travers le moyen du chômage serait décriée, tandis que les soldats exclus des affres de la guerre économique seraient a contrario soutenus dans cette épreuve directement produite par l’accumulation toujours plus vorace que le capital fait porter sur le travail…

Il n’en est pourtant rien, désormais, majoritairement, à gauche.

Un richard sinon rien

Il faut croire que le conditionnement de l’opinion publique a pu porter quelques fruits inattendus, y compris auprès des amis de la justice sociale, qui considèrent désormais que les batailles économiques et sociales ne doivent plus même laisser d’invalides.

Quand bien même les contrôles opérés par France Travail (ex-Pôle-emploi) montrent que « 88% des demandeurs d’emploi sont en recherche active d’emploi ou sont remobilisables. 12% sont jugés en insuffisance de recherche« .

Si l’on devait réduire le paradigme idéologique du chef de guerre sociale qu’est Gabriel Attal, il n’en resterait qu’un précipité de psychopathologie. Car tout porte à croire que se dresse devant nous un homme en proie à une sorte de personnalité désinhibée, dont la caractérisation notable est de ne connaitre plus de limite en société, et a fortiori en matière politique…

Voici un homme de 34 ans, qui n’a jamais été scolarisé dans un établissement public, a passé l’essentiel de sa prime existence entre les 13° et 14° arrondissements de Paris, possède par héritage une fortune personnelle de 1.6 million d’euros, et se voit gratifié d’un traitement de 10 000 euros mensuels, croire qu’il peut impunément disposer du sort de ses concitoyens privés d’emploi, et, partant, du devenir de leurs allocations, perçues pourtant dans le cadre d’une garantie professionnelle et assurantielle contre la perte d’emploi involontaire.

Un homme qui n’a, clairement, jamais connu les affres du salariat.

Rappelons-nous. Le 17 mars 2022 avait eu lieu la présentation du programme en vue de la réélection d’Emmanuel Macron. Le chef de l’État y proposait notamment d’adapter les règles de l’assurance-chômage à la situation économique du pays. En somme : moins protéger les chômeurs lorsque la situation économique globale s’améliore, les aider davantage si elle venait à se dégrader.

Depuis lors, Gabriel Attal, devenu Premier ministre d’un Président élu dans le cadre d’un nouveau front républicain, principalement assuré par des voix de la gauche, a résolu de revenir également sur la promesse de son maitre (à moins que ce ne soit le contraire).

C’est d’ailleurs la marque de fabrique du macronisme et de ses obligés, que de soutenir tout et son opposé, dans le seul impératif de s’adapter à ce qu’attend le locuteur auquel il s’adresse. Puis de revenir aussi sec sur les engagements pris, une fois cloitré en son château.

En matière de gestion de l’emploi, Attal déclarera donc dans le journal bolloréen du septième jour, que l’ « On est passé de 24 à 18 mois de durée d’indemnisation, on peut encore la réduire ».

Mieux : « On peut aussi accentuer la dégressivité des allocations, cela fera partie des discussions ». Une attaque directe contre le droit des salariés, et une pression de plus exercée sur l’Unédic, un organisme paritaire géré par des syndicats et un patronat qui n’ont guère le désir de raboter les droits indemnitaires, pour des raisons opposées, mais toutefois convergentes.

Illustration manifeste de la désinhibition sociale et politique du Premier ministre : lorsqu’un journaliste lui demande s’il ne va pas ainsi « réveiller la colère sociale », le Premier ministre lui répondra avec l’aplomb d’un psychotique : « Oui, et ?« .

Il se trouve en l’espèce que le prétexte gouvernemental pour en arriver à ces conclusions est aussi inconsistant que pervers : les comptes de l’organisme assurantiel (qui finance notamment « France travail« ) se dégraderaient. Pourtant, ils demeurent en réalité excédentaires, comme l’indiquent les dernières prévisions publiées par la structure. Aussi bien pour l’année 2024, que dans le cadre de projections qui portent jusqu’à 2027 :

Territoire zéro alternative au chômage de longue durée…

En novembre 2021, le territoire Alsacien voyait émerger plusieurs projets de labellisation Territoire zéro chômeur de longue durée, à Schiltigheim, Illkirch, Strasbourg, ainsi qu’à Wittenheim.

La Collectivité européenne d’Alsace (CEA) était sollicitée pour une demande de cofinancement de la part de l’association ABCDE pour les projets situés sur l’Eurométropole, afin de financer un poste d’un animateur pour une durée de 9 mois. La Collectivité européenne d’Alsace proposait l’octroi de la somme de 1 000 €.

Devant la mesquinerie du montant alloué, les écologistes proposèrent un amendement, pour porter la somme à 5000 euros. L’amendement fut rejeté.

Deux années plus tard, un rassemblement associatif se tenait en avril 2023 devant le siège de la CEA, à Strasbourg. Il s’agissait de demander à la Collectivité européenne d’Alsace de débloquer les projets de TZCLD à Strasbourg, Wittenheim, et Schiltigheim.

La CEA devait agréer un accord permettant à 30 personnes durablement privées d’emploi de créer une entreprise et ainsi décrocher un CDI.

Jean-Marc Blezel le président de l’association de soutien au projet TZCLD alsacien se désespérait au micro de France Bleu ce jour là :

« On aurait aimé trouver une réponse à la CEA. Malheureusement, on a eu des arguments qui nous ne nous satisfont pas. Le projet est bloqué. Cela fait deux ans que un ensemble de partenaires travaillent, dont des personnes privées d’emploi. Cela nous agace. Car en France, c’est une expérimentation qui fait ses preuves quoi qu’on en dise ».

Nos voisins dans les Vosges viennent d’habiliter un territoire zéro chômeurs, viennent d’embaucher 30 personnes en CDI. Donc je ne vois pas pourquoi en Alsace on se priverait de ce dispositif qui fait ses preuves ailleurs ».

« Ce sont des personnes qui parfois sont travailleurs handicapés. Parfois il y a des problèmes familiaux. Des mères célibataires qui ont du mal à trouver un emploi. Cela répond à un besoin social. Et au-delà, c’est un vrai projet de société. On est tous acteurs. Je crois par exemple au projet, je suis simple citoyen » expliquait encore Jean-Marc Blezel.

Depuis le 1er octobre 2023, la contribution de l’Etat a baissé de 7% en matière de prise en charge des emplois créés dans le cadre de l’expérimentation de ce dispositif… Les entreprises à but d’emploi (EBE) qui salarient en CDI des personnes éloignées du monde du travail depuis de nombreuses années, voyaient la contribution au développement de l’emploi, prise en charge par l’Etat, portée de 102 % à 95% du SMIC brut.

« L’état s’est engagé pour 5 ans et nous en contrepartie, on s’engage à recruter une centaine de personnes à un rythme de 20 salariés par an. Avec cette baisse de dotation, l’Etat n’honore pas son engagement. Cela va remettre en cause notre modèle de développement », déclare Thierry Petonnet, directeur d’une entreprise à but d’emploi en Centre-Val de Loire.

Au niveau national, les 69 millions d’euros alloués à l’expérimentation au projet de loi de finances 2024, ne permettent pas de mettre en œuvre le droit à l’emploi dans les territoires. Une pétition en ligne en a résulté.

Le 15 septembre 2023, l’abandon est acté à Strasbourg.

Les propos de Frédéric Bierry (président de la CEA) sont restitués par nos confrères de Rue89 Strasbourg, dans un article illustrant les espoirs soulevés par ce projet.

« Avec TZCLD, l’État engageait les finances (du Département) sur des publics qui ne relèvent pas de nos compétences (les non bénéficiaires du RSA, NDLR). Avec les Départements qui ne s’étaient pas déjà engagés dans l’expérimentation, nous avons décidé de ne plus créer de territoires zéro chômeur tant que l’État ne change pas ces critères. J’en ai parlé à Olivier Dussopt (ministre du Travail, NDLR), c’était de l’ordre du décret, mais ils n’ont pas changé le texte. À partir de là, on est resté sur nos positions ».

Autrement dit, mieux vaut attendre que les personnes (« les publics qui relèvent de nos compétences« ) s’engluent dans le RSA.

Cela tombe à pic, puisque la CEA a été choisie pour expérimenter le RSA assorti de 15 heures minimum d’activités à partir de mars 2024.

Comme dirait Fatima Jenn, élue de la CEA (et ancienne adjointe à Mulhouse) en charge des solidarités, de l’habitat et de la lutte contre la pauvreté (et hostile au dispositif), interpellée en séance plénière par l’opposition :

« On ne veut pas se disperser ! Écoutez, on est en pleine dynamique dans (notre) politique d’insertion, pourquoi aller s’aventurer encore dans des expérimentations ? ».

Et quelle aventure que le RSA contre bénévolat ! On en sait quelque chose dans le Haut-Rhin… Tandis que d’autres conseils départementaux ont depuis fait pire.

Serait-ce d’ailleurs une « dynamique » propre à convaincre des électeurs de gauche qu’ils virent fâcheusement à droite sur le sujet ?

Quoi qu’il en soit, à Wittenheim, on veut croire que l’on peut poursuivre, y compris sans l’appui du super département alsacien. La page Facebook vouée au projet ne renvoie pourtant plus vers la page du site municipal qui lui était consacré…

Difficile de ne pas voir dans cet audacieux projet porté à l’origine par ATD-Quart-Monde, une revisitation des « Ateliers nationaux » de février 1848. Pensés comme des coopératives de production, associations d’ouvriers, auto-organisés et sans patron, par Louis Blanc, ils sont aussitôt détruits lorsque la bourgeoisie renoue avec le pouvoir.

L’organisation destinée à fournir du travail aux chômeurs parisiens est considérée comme une horreur économique et sociale. Pire : un danger politique !

Les élus de la bourgeoisie sont révulsés à l’idée que l’on paye des ouvriers à ne « rien faire » et que des système de secours et d’assistance soient organisés, alors que pour eux la charité privée doit y pourvoir. Plutôt la charité que la justice sociale !

Mais plus fondamentalement, ils sont (déjà) opposés à une intervention de l’État dans le domaine économique et dans la régulation des relations entre les entrepreneurs et leurs salariés.

Tirer sans cesse sur la corde, pour voir jusqu’où elle tiendra, est le jeu préféré d’un gouvernement socialement pyromane, appuyé par la cohorte de ses relais politiques. Mais agréger à lui des électeurs de gauche qui n’ont plus qu’un rapport utilitariste et instrumental à la sphère sociale, est lourd de conséquences politiques et humaines.

Le « burn-out » peut être regardé comme une pathologie de civilisation, laquelle reflète certains aspects sombres de l’organisation sociale contemporaine, notamment le culte de la performance et de l’urgence, la concurrence exacerbée ou encore la généralisation des méthodes d’évaluation.

« La nature aliénée du travail apparaît nettement dans le fait que, dès qu’il n’existe pas de contrainte physique ou autre, on fuit le travail comme la peste. Le travail aliéné, le travail dans lequel l’homme se dépossède, est sacrifice de soi, mortification. Enfin, l’ouvrier ressent la nature extérieure du travail par le fait qu’il n’est pas son bien propre, mais celui d’un autre, qu’il ne lui appartient pas; que dans le travail l’ouvrier ne s’appartient pas à lui-même, mais à un autre« .

Karl Marx

Veiller à ce que chacun puisse trouver sa juste place avec dignité, dans un monde du travail délivré du sentiment d’être aspiré par la vis-sans-fin du capitalisme broyeur, sans ostracisme, pression, harcèlement moral, conflit de valeurs, et avec le sentiment de se réaliser autant que de réaliser, par son travail...

A défaut de disposer des moyens politiques pour agir, voilà de belles soirées pour l’esprit des femmes et des hommes authentiquement de gauche, en matière de travail, comme en toutes autres.