Crédit photos : Martin Wilhelm

Cécile Germain-Ecuer, élue au conseil régional, présentait ce jeudi matin au café « Le Nid » de la rue des Franciscains à Mulhouse, le programme du convoi de l’eau Alsace, édition 2024, au nom de l’équipe d’organisation.

L’action s’inscrit dans la continuité de celles entreprises par les « Soulèvements de la Terre« , lesquels se sont notamment mobilisés contre les méga-bassines, essentiellement dans l’ouest de la France, et particulièrement à Sainte-Soline…

C’est là que l’impétueux Gérald Darmanin tenta (en vain) de dissoudre ce collectif informel d’associations écologistes, avant d’être sévèrement recadré par le Conseil d’État.

Mais l’enjeu de l’eau, et sa préservation, sont également de mise en Alsace, notamment lorsque l’on se réfère à Stocamine (à propos de laquelle nous éditons un ouvrage), à la pollution de la nappe qui menace, et à la ressource en eau qui est en diminution.

Étaient également présents lors de cette présentation Philippe Aullen, du collectif Destocamine et membre de l’association eau en danger, Patrick Franck, militant non-violent engagé dans différentes actions environnementales, et Simone Fest, membre de l’association Stop Fessenheim.

Le convoi de l’eau 2024 se composera de plusieurs parties à caractère revendicatif, et tout autant dans une démarche écologique, dans un contexte d’élections européennes, où des directives cadres sur l’eau sont en préparation à Bruxelles.

Le convoi 2024 partira le 18 mai du site de Stocamine, fera une halte à Mulhouse dont une parenthèse culturelle avec Maximilien Milliseck, un interprète qui viendra chanter quelques chansons pour encourager les participants à pédaler.

Cécile Germain prend soin de préciser qu’il ne s’agit pas d’une balade, ni d’une « promenade de santé ». Le programme est chargé ! Arrivée prévue le même soir du 18 mai à Breisach, en Allemagne. Est prévu également un point information le long de la route, notamment à Fessenheim, pour évoquer l’énergie et l’eau.

Passer la frontière étant une manière de signifier que la nappe phréatique relie nombre de pays européens, et demeure la plus grande d’Europe. Son cours remontant jusqu’aux Pays-Bas.

Les Allemands de Breisach rejoindront alors le convoi, et l’on roulera le 19 le long du Rhin sauvage, avant de repasser la frontière.

Autre point d’information prévu à Marckolsheim, où des Allemands et Français se sont unis victorieusement contre l’implantation d’une usine de plomb. Puis poursuite jusqu’à Muttersholtz, où un important travail été fait sur la préservation de la biodiversité, et sur la transition énergétique.

Une halte sera organisée on sera à la maison de la Nature du Ried et de l’Alsace centrale, l’un des premiers centres d’initiation à la nature et à l’environnement mis en place en Alsace.

S’y tiendra une conférence sur la question de la préservation de l’eau en Alsace. Puis départ le lendemain vers Strasbourg, et arrivée peu avant midi au Parlement européen où est prévue une action sur l’eau avec les associations strasbourgeoises et alsaciennes. Fin de parcours avec une dernière table ronde centrée autour des candidats aux européennes et leurs propositions sur la gestion de l’eau.