Galerie photos et prise de son par Martin Wilhelm
Près de 200 personnes manifestaient samedi à Mulhouse en soutien à Christian Tein, leader kanak de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), mouvement indépendantiste kanak créé notamment afin de lutter contre le projet de dégel du corps électoral, en Nouvelle-Calédonie, se traduisant de fait par une intensification possible de la recolonisation de peuplement, et la crainte d’un effacement du peuple autochtone kanak.
On trouvera par ailleurs 12 clés de compréhension des enjeux et du conflit publiées sur le site de « France 1 – Nouvelle Calédonie ».
Christian Tein est incarcéré au centre pénitentiaire de Mulhouse-Lutterbach. Sept militants sont au total incarcérés dans des prisons métropolitaines, à 17 000 kilomètres de leur territoire.

Les manifestants, essentiellement issus du « Mouvement kanak en France » (MKF), ont convergé vers la sous-préfecture avant de gagner le site du centre pénitentiaire de Mulhouse-Lutterbach, où ils ont stationné sans troubles jusque vers 17 heures.
Les banderoles proclamaient notamment : « Libérez nos militants kanaks« ; « Mon drapeau n’est pas une menace » ; « La colonisation est un crime contre l’humanité » (paraphrasant les propos d’Emmanuel Macron) ; « Libérez nos déportés » ; « Non à la dissolution du peuple autochtone Kanak » ; « Stop à la répression coloniale en Kanaky« . Le slogan « Mulhouse, Kanaky, ensemble ! » y a été répété en choeur.
Depuis le début des troubles en Nouvelle-Calédonie (qui ont fait 9 morts et des dégâts matériels) liés à la réforme constitutionnelle sur le dégel du corps électoral récusé par les indépendantistes kanak, plus de 1500 personnes ont été interpellées, dont 11 personnes le 19 juin. Parmi celles-ci, neuf ont été placés en détention provisoire, dont les sept personnes évoquées plus haut ont été transférés vers des prisons métropolitaines.
Les manifestations et rassemblements sont toujours interdits en Nouvelle-Calédonie de ce samedi matin au dimanche soir. Par ailleurs, un couvre-feu, en vigueur depuis le début des protestations, a été prolongé jusqu’au 8 juillet…
Témoignage d’une mère de famille, lors du rassemblement de Mulhouse :




































