Crédits galerie photos et prise de son : Martin Wilhelm
Le collectif Solidarité Kanaky, toujours porté par l’indignation et la colère, a mené une nouvelle manifestation ce samedi 3 aout dans les rues de Mulhouse. Une bonne cinquantaine de personnes y ont participé.
La ville est l’objet d’une attention particulière de la part de la communauté kanak, en raison de la présence de Christian Tein, chef de la CCAT (cellule de coordination des actions de terrain) au centre pénitentiaire de Mulhouse-Lutterbach.
Un total de 7 dirigeants nationalistes, accusés d’avoir fomenté des troubles à l’occasion de la réforme électorale, aujourd’hui suspendue, ont été déplacés vers la métropole par le Procureur de la République de Nouméa, en raison des troubles potentiels que ceux-ci pourraient inspirer sur place.
Depuis lors, la Cour d’appel de Nouméa a ordonné le vendredi 5 juillet la remise en liberté sous contrôle judiciaire de Frédérique Muliava, la directrice de cabinet du président du congrès de Nouvelle-Calédonie, et de Brenda Wanabo, chargée de communication de la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT). Elles ont été placés sous contrôle judiciaire, et en résidence surveillée.
Ce régime de soustraction territoriale rejoint celui connu par les indépendantistes algériens, déportés en Alsace, avant de rejoindre une colonie pénitentiaire en Nouvelle Calédonie, ainsi que l’a rappelé Marie-Line Sakilia, membre du Congrès de Nouvelle Calédonie au titre du FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste). L’enregistrement audio est de Martin Wilhelm :
On retrouvera par ailleurs son parcours dans cette courte vidéo réalisée par le magazine calédonien « Sud-mag » :
Le rendez-vous était fixé à 10h00 place de la Liberté, avant le départ à 11h00 de la manifestation, qui suivait le même parcours que la manifestation précédente.
Des prises de paroles ont eu lieu devant la sous-préfecture, puis les manifestants sont allés partager un repas sur l’herbe place de la bourse, puis se sont retrouvés devant les grilles du centre pénitentiaire de Mulhouse Lutherbach vers 15h00.
On y a notamment rendu hommage aux femmes et hommes tués du fait de la doctrine de maintien de l’ordre à la française, ainsi qu’aux gendarmes français également blessés ou tués, en conséquence de celle-ci.









































