Plus de deux années plus tard, la commission de suivi du site Stocamine s’est à nouveau réunie ce lundi 12 juillet après-midi à Wittelsheim. La séance se tenait à huis clos.

La CSS (commission de suivi de site), succédant à une autre commission, la CLIS (commission locale d’information et de surveillance) était étrangement consacrée à la présentation des études qui ont amené la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili à décider du confinement total des déchets enfouis à Wittelsheim, contre l’avis des élus alsaciens qui ont fait connaitre leur position au préfet, Louis Laugier.

Nous avons raconté dans quelles circonstances Barbara Pompili renonçât à faire procéder à des opérations supplémentaires de déstockage.

Pendant ce temps, au dehors, devant la salle Grassegert, près de 150 personnes s’étaient réunies. Mais ne purent assister à la réunion en raison du huis clos.

Même les journalistes les plus autorisés, tel l’admirable Laurent Bodin, éditorialiste à L’Alsace, protesta contre sa mise à l’écart éhontée. En roue libre, il dénonça alors l’absence de transparence de la part du préfet Laugier, et se fit le chantre de la pure objectivité journalistique, dont il est un soutier quotidien, et émérite, dans ses billets quotidiens.

Et de clamer, les yeux vitreux, empreints de férocité brute : “C’est contre la désinformation qu’il faut lutter, pas contre l’information” !

Les manifestants, écologistes et associatifs, dont notamment “Eau en danger“, soutiennent quant à eux l’adoption d’un moratoire sur les travaux de confinement jusqu’à épuration des procès au Tribunal administratif d‘appel de Nancy, ainsi que d’une plainte contre X.

Ils réclament par ailleurs des réunions avec :

  • Le Président de la collectivité Européenne d’Alsace, lequel proposait au Premier ministre le 23 janvier de prendre la maitrise d’œuvre du déstockage des déchets. ·      
  • Le Président de la région Grand-Est qui dans un courrier du 2 juillet confirme être en contact avec 3 industriels suite à son appel dans Le Monde du mois de février·       
  • Les parlementaires allemands qui déclarent : « Nous serions heureux de mettre à disposition notre expertise pour trouver une alternative responsable ».·     
  • Les associations syndicats et citoyens qui militent de longue date en cette faveur

L’occasion pour notre ami Jean-jacques Greiner de poser quelques questions informelles aux manifestants :

Ci-dessous la galerie photographique de Martin Wilhelm :