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Mardi dernier, devant le Parlement européen de Strasbourg, la confédération paysanne, les faucheurs d’OGM et des groupes écologistes se rassemblaient contre un projet de règlement autorisant une forme particulière d’OGM.

Le Parlement débattait en effet d’un assouplissement de la réglementation entourant les « NGT », ces nouveaux organismes génétiquement modifiés qui permettraient, selon leurs partisans, de renforcer l’agriculture européenne et de lutter contre le changement climatique. Leurs détracteurs font valoir que les risques qu’ils représentent pour la santé et l’environnement sont mal évalués.

Le règlement a toutefois été approuvé, par 307 voix pour (236 contre, et 41 abstentions).

Soutenu par la droite, contesté par la gauche et les écologistes, il introduit un assouplissement dans l’usage de ces végétaux issus de biotechnologies génomiques. Il exempte une partie des variétés issues des «nouvelles techniques génomiques» des règles encadrant les organismes génétiquement modifiés (OGM).

Développés au début des années 2001, les premiers organismes génétiquement modifiés (OGM) impliquaient de modifier les caractéristiques d’un végétal en lui transférant en laboratoire les gènes d’une autre espèce – une transgénèse, dans le langage scientifique.

Un procédé qui a toujours suscité de vives inquiétudes, aussi bien sur les conséquences éthiques que sur l’impact sur la santé des consommateurs et la biodiversité. À quelques exceptions près, leur utilisation et leur commercialisation sont interdites dans l’UE.

Jean-Jacques Greiner s’est rendu à Strasbourg mardi dernier, et a pu échanger avec un conseiller régional, ainsi qu’un militant anti-OGM :

Il a par ailleurs enregistré les interventions de quelques députés européens :