Un paradoxal réflexe prohibitionniste semble se confirmer dans la capitale des vins alsaciens.
Eric Straumann, maire de Colmar, s’échine en effet à tarir au plus vite les occasions de siroter une liqueur ou d’écluser une ambrée bien fraiche au sein du secteur associatif de la cité de Bartholdi.
Après les interdictions de débits de boisson pour les associations utilisatrices de la salle de concert du Grillen (voir notre article), les « Brigades du Tigre » sortent la mitraille règlementaire pour dézinguer à tout va le secteur culturel.
Aux dernières nouvelles, ce serait l’association Le Lézard qui se serait vu interdite de buvette pour sa garden party annuelle, du fait de la proximité d’un terrain de basket à proximité.
Si les jeunes délaissaient cet espace sportif extérieur pour s’enivrer lors de cet événement culturel, cette décision pourrait se comprendre. Ce n’est cependant pas le cas. Les usagers du skatepark et du terrain de basket adjacents s’abreuvent à d’autres sources (musicales), et ne trouvent que peu d’intérêt à ce qu’il se passe de l’autre côté de la route.
Si toutefois Monsieur le maire de Colmar avait pour projet de réduire la consommation d’alcool, afin de combattre les cancers, accidents et autres mésaventures liées aux délires éthyliques, nous ne pouvons que le soutenir dans sa politique sanitaire.
S’il avait encore pour but de protéger les enfants et adolescents des dealers de rue qui leur proposent de l’alcool à tous les coins de rue, nous l’encourageons, là encore.
Et afin de l’accompagner dans cette juste campagne sanitaire, nous lui demandons expressément, et par souci de cohérence, l’interdiction de l’anniversaire du marché couvert (les « apéro-quiz » y sont bien trop légions !), des marchés de Noël, de Pâques et de tous ces événements qui se déroulent en centre-ville, et qui voient fleurir plusieurs débits de boissons sous les fenêtres de multiples établissements scolaires, sportifs, etc.
Nous sommes donc tous au soutien de M. Straumann, pour que Colmar devienne la première capitale du vin… sans alcool ! Il s’agit là d’une action de santé publique prioritaire qui devrait être généralisée à tout le pays…















c’est tellement mal écrit…