Crédit photos : Martin Wilhelm
Ce 1er mai 2025, la journée internationale des travailleurs a rassemblé près de 6 000 personnes dans toute l’Alsace, marquant une mobilisation en hausse dans la région. Les grandes villes alsaciennes – Mulhouse, Colmar et Strasbourg – ont connu des défilés dynamiques et sans incident, dans une ambiance empreinte de revendications et de convivialité.
Mulhouse :
À Mulhouse, la manifestation s’est élancée depuis la place de la Bourse vers 11h, menée par la CGT, avec les cheminots du technicentre TER, actuellement en grève et en négociation, qui ouvraient le cortège. Cette édition 2025 a marqué un regain de participation, avec près de 2 000 personnes, soit plus du double de l’année précédente.
Les revendications sociales nationales, les inquiétudes sur la paix mondiale, la précarité et le chômage, sur fond de restrictions budgétaires toujours plus accrues, étaient au cœur des discussions, portées par une forte présence des retraités mais aussi une forte présence de la jeunesse, notamment à travers le syndicat étudiant mulhousien CSTE.
On notait également la présence marquée de la communauté kurde, avec quelques centaines de participants, ainsi que militants turcs du Parti de la refondation socialiste (SYKP).
À midi, le cortège est arrivé au parc Salvator dans une atmosphère festive, où l’on trouvait les habituels stands associatifs, buvette, petite restauration et animations.
Colmar :
À Colmar, environ 200 personnes se sont réunies depuis la maison des syndicats rue de Turenne avant de défiler dans les rues, tradition oblige, emmenées par les discours des représentants syndicaux. Comme ailleurs en Alsace, la manifestation s’est déroulée sans incident, dans un esprit de solidarité.
Strasbourg :
À Strasbourg, près de 3 000 manifestants se sont rassemblés place Kléber dès 10h. La manifestation, placée sous le signe de la convergence des luttes, a mis en avant des revendications variées : appels à la paix en Ukraine, à la liberté pour la Palestine, mais aussi la volonté claire de replacer le social au centre du débat, en vue notamment des futures mobilisations autour des retraites, prévues en juin.
La marche, joyeusement animée par le collectif “convergence des flûtes”, s’est déroulée dans le calme.
Un 1er mai sans heurts, mais des manifestant-e-s sur le qui-vive
Partout dans la région, la tonalité était similaire : mobilisation revendicative et sereine, avec une participation en hausse. À l’échelle nationale, ce 1er mai 2025 a également été marqué par une mobilisation supérieure à celle de l’an passé, portée par la persistance des préoccupations sociales (pouvoir d’achat, retraites, précarité, sur fond d’économies budgétaires) mais aussi par la montée d’un sentiment d’urgence face aux tensions internationales.
Si les cortèges se sont globalement déroulés dans le calme, quelques incidents isolés ont été relevés dans certaines grandes villes de France. Cependant, la tendance générale était à la mobilisation unitaire, y compris sous l’égide des organisations syndicales, pour peu qu’elles s’adonnent à quelque pression sur le gouvernement, en se montrant résolues à défendre l’intérêt public social.
Un printemps social français trouvera-t-il son efflorescence dans les prochaines semaines ?







































